Moscou + 2500km = Oural + « crouic crouic »

English summary : the 2500 km between Moscow and Ural took us longer than we expected. But the city is getting farther and the landscape is definitely looking more and more mountainous! On the way, we made a few stops and met locals (see photo of Sylvain scything with the bare-chested man), Sylvain had a haircut (Sido’s getting skilled at this), and we found a great rockclimbing spot near Samara. The place was beautiful, along the Volga river, and we were surprised to see so many people camping and climbing. We were wise enough to ask around and got a tour of the different routes! In Russian – as very few people speak English here, but we even managed to make friends with one of them and spend a very good time chatting (thank you Google translate) about climbing, Russian mountains and lives in Russia and France. We left on Friday and took the dirty road to go towards the actual Ural mountains. That’s when Pam started to make a weird noise in the front left tyre. We kept driving as it is a long way, and had a lot of time to admire Russian traffic jam (and their crazy techniques to avoid it) and roadworks. On Saturday night, we could see some mountains and also hear that noise even more…

Nous partons de Moscou lundi 22 après-midi, gonflés à bloc : on ne devrait plus tarder à retrouver des montagnes ! Bon, il y a quand même 2000km jusque l’Oural, donc il faut prendre notre mal en patience. Surtout qu’après 5h de route, on n’a fait que 300km. Mais nous sommes déjà au milieu des champs, loin de la mégalopole, et on se trouve un coin de campagne loin de la route pour se reposer. Bon, la vue n’est pas extraordinaire, mais on est tranquille !

Mardi, journée route ! On passe un fuseau horaire (France +2h), on filtre pour la première fois notre eau. On se « gare » à peu près au milieu d’un champ : il fait beau, il n’y a pas de moustique : on en profite pour prendre l’apéro et manger dehors et Sido me refait une coupe de cheveux : je vais pouvoir mieux affronter la chaleur qui s’installe ! Un motard russe passant par là nous dit quelque chose, ça devait sûrement être des félicitations.

Le beau temps continue et nous invite à prendre le petit-déjeuner du mercredi dehors. On voit au bout du champ un papy russe, torse nu, avec sa faux, son cheval et sa carriole : il nous regarde et s’approche, je sens qu’on va pouvoir travailler notre russe de bon matin. Super sympa, il nous montre ses framboisiers, les herbes des foins, il nous parle de son cheval « Burka », et me fait même essayer la faux (ça aussi c’est une première). Après cette bonne discussion, il finit par nous dire que la bière française est bonne mais manque de chance, on a fini notre dernière la veille. On lui fait essayer le Génépi, mais je ne crois pas qu’il l’ait apprécié à sa juste valeur (désolé les Grenoblois) ! On prend ensuite la route vers le spot de grimpe que Sido nous a trouvé, près de Samara, dans un petit parc naturel (je n’irai pas jusqu’à dire parc national). On prend sur le chemin nos deux premiers auto-stoppeurs russes. Bon, on ne comprend pas grand-chose de ce qu’ils disent, mais ça se passe bien. On finit par 3 km de piste bien cabossée pour trouver un endroit où dormir. On hésite à faire demi-tour devant les énormes trous qui nous attendent, mais un russe dans son 4×4 nous dit « ne vous inquiétez pas, ça passe, il faut y aller doucement, on va y aller ensemble ». Comment refuser ? Bon, 25 minutes pour 4 kilomètres, c’est pas glorieux, mais on se gare au bord du chemin, et au bord de la Volga, pour une baignade bien méritée, et un repas au coin du feu.

Jeudi, journée grimpe ! Youpi ! Pour vous décrire le coin, on est dans des collines (300m d’altitude, la Volga est à 150), pas très abrupte donc, mais les (prisonniers) russes ont creusé des carrières. Il y a donc au milieu de la forêt, sur 300m de long, des falaises de calcaire blanc d’une vingtaine de mètres de haut. Au sol sont creusées des galeries qui nous apportent de la fraîcheur. La falaise est très bien équipée, avec beaucoup de voies disponibles, et je suis étonné de voir beaucoup de grimpeurs aussi. Ils campent dans le coin, grimpent, vont se baigner. Il faut aussi dire qu’ils ont fait 500km minimum pour venir ici, donc il vaut mieux rester quelques jours. Nous rencontrons en fin de matinée Leonid : morphologie d’un grimpeur (tout sec), il nous entend parler et vient nous proposer de nous montrer les voies les plus intéressantes pour notre niveau. On discute bien, avec notre pauvre vocabulaire et google traduction, et on passe la journée puis la soirée ensemble : il nous fait du thé avec des plantes qu’il a cueillies, nous conseille sur les voies : on a vraiment passé un super moment. Bilan de la journée : 1 copain russe, 3 « 5 » et une « 6 » en tête, et une « 6a » et deux « 6b » en moulinette ! Wouhou, c’est la fête !

La discussion avec Leonid est belle, malgré les difficultés de communication : on a l’impression qu’il galère dans la vie, mais reste très discret là-dessus. Il nous demande comment est la vie en France, nous dit que les gens vivaient mieux sous l’ère soviétique (vie moins chère et plus égalitaire, malgré le manque de liberté), nous parle de Poutine qui n’aide pas le pays et supprime les opposants politiques…

Nous quittons ce bel endroit vendredi, à commencer par les 25 minutes de pistes. Et en retrouvant le goudron, un bruit étrange vient de la roue avant gauche… On s’arrête pour regarder sans rien voir de particulier, puis il disparaît : on verra si ça revient ! On achète les légumes du jardin aux babouchka (mais aussi un monsieur et un jeune homme) qui sont installées le long de la route, puis un petit arrêt « Auchan » et « Leroy Merlin » pour diverses bricoles. Stop dans une belle forêt de bouleaux ! On est vendredi soir, et il n’y a même pas une voiture qui passe avec le son à fond !

Nous roulons toute la journée du samedi. Le paysage reste le même : beaucoup de champs cultivés, des tournesols, des céréales, des puits de pétrole. Nous roulons aussi dans les fréquents travaux et les bouchons qu’ils entraînent. Je vais quand même vous parler des bouchons, je trouve que c’est assez instructif : la route (2×1 voie) est mauvaise à un endroit, donc ils coupent une voie sur laquelle ils travaillent, et organisent un passage alterné sur l’autre voie (qui est défoncée). Ça prend beaucoup de temps, et en ce samedi de vacances, il y a quand même du monde (on a compté entre 15 et 20 km de bouchons dans l’autre sens après les travaux). Une partie des gens est immobile et résignée, l’autre essaye de dépasser 10km de bouchons. Ils dépassent à droite sur les graviers, d’autres à gauche (et se retrouvent face à d’autres voitures sans pouvoir se rabattre) : notre 2×1 voie se transforme en 1×3 voies ! Heureusement, on a le temps, mais ça reste assez frustrant !

Mais en ce samedi soir, on aperçoit petit à petit les montagnes ! Malheureusement, on entend également le petit « crouic crouic » qui est apparu il y a quelques jours. Il est d’ailleurs beaucoup plus présent, et 20km de pistes nous attendent jusqu’au départ de la première rando repérée…

9 réflexions sur “Moscou + 2500km = Oural + « crouic crouic »

  1. Content d’avoir fait votre connaissance sur le parking à côté de la cathédrale à Saint-Pétersbourg ! Que de chemin parcouru depuis ces 2 semaines ! Je vous souhaite une bonne continuation sur les routes russes et ne manquerai pas de vous lire vos prochains articles !

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  2. Que c’est chouette cet aperçu de la Russie profonde ! Merci pour tous ces partages, c’est franchement le meilleur feuilleton de l’été. On se régale et on attend chaque nouvel épisode avec empressement.
    Bises

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  3. Salut les aventuriers pérégrinations toujours aussi passionnantes
    Nous attendons toujours la suite de vos aventures avec impatience merci de nous faire partager vos émotions vos expériences vos rencontres c’est formidable.
    Bonne réception de votre carte de Finlande super belle surprise
    Nous vous embrassons Frédéric et Marie-Christine

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  4. Salut les aventuriers pérégrinations toujours aussi passionnantes
    Nous attendons toujours la suite de vos aventures avec impatience merci de nous faire partager vos émotions vos expériences vos rencontres c’est formidable.
    Bonne réception de votre carte de Finlande super belle surprise
    Nous vous embrassons Frédéric et Marie-Christine

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  5. Je vous lis souvent sans prendre le temps de laisser un petit commentaire, c’est vraiment incroyable tout ce que vous explorez tout en tenant votre blog. Carlos et moi vous envoyons plein de bisous depuis la France, on se retrouve à votre retour, enjoy!

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    1. Bravo pour votre sens de l’adaptation et …. votre sens de l’humour ! Cap vers l’Oural : une destination mythique car c’est la frontière symbolique entre l’Europe et l’Asie. Bonne continuation pour vos découvertes et plein de bises. Christine

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  6. Coucou les amis, merci pour ces partages, cela rappelle de bons souvenirs à Fred ! Nous avons reçu votre carte qui nous a fait chaud au coeur, une belle surprise !
    Nous croisons les doigts pour que le couic couic du camion soit bénin et réparable.
    Mille bisous de nous.
    Fred et Corine

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