Vy gavaritié paangliski ?

English summary : just an article about how hard it is to communicate here in Russia ! The title translates as : Do you speak English ? I had always travelled to countries where English was spoken or that I spoke the language. I was very surprised of how few Russians actually speak English, and I mean, are able to communicate in English ! Apparently, just like in France by the way, the emphasis is put on written English at school, so I understand why Russians seem reluctant/ashamed when we ask them that question. It is a fact that it is very hard to travel in Russia when you don’t speak Russian, and I didn’t expect it would be so hard and frustrating. As a result, interactions and sharing a little of something with locals, which is at the heart of our project, are very scarce and often limited to « hello », « thank you », « good bye ». The most difficult part is understanding what people say, and taking out your phone to make people speak to a translator is 1. not natural and 2. embarrassing for both sides. And Russians are not always cooperative or encouraging us. However, we are lucky such tools exist now, because we would have struggled so much in the garages (just one of the examples) ! Can’t imagine how it would have been 20 or 30 years ago. So, we do our best and are attentive to the little words we get, we study and all, but for now we haven’t gotten the chance to practice so much as to actually say that we « speak » Russian. Anyway, it’s not like it’s a catastrophe or something, but it’s just a shame to be deprived of such riches because of our lack of knowledge ! We might try to meet people through volunteering websites like HelpX, to prompt the encounters.

« Parlez-vous anglais » ? ou la difficulté de communiquer en Russie !

Avant de venir ici, j’étais toujours allée dans des pays où je parlais plus ou moins la langue, ou du moins, où les gens parlaient plus ou moins anglais. J’arrivais toujours à comprendre, et à me faire comprendre.

En Russie, l’anglais n’est pas du tout une chose acquise ! Un peu comme chez nous, les films sont doublés, et l’apprentissage est essentiellement basé sur la compréhension écrite. Il y a des écoles spécialisées dans une langue (anglais, français, allemand …), mais tout le monde n’y va pas. L’allemand a l’air d’être plutôt enseigné, mais malheureusement, ce n’est pas une langue que je maîtrise …

On m’avait dit que ce serait difficile de communiquer sans parler anglais, mais à ce point-là, je ne m’y attendais pas ! Quelques mois avant, j’ai acheté un guide de conversation, la prononciation avait l’air assez facile, le cyrillique n’a pas été trop dur à apprendre, nous avons été un peu studieux avant d’arriver sur place, nous pensions que ça allait le faire …

Chaque interaction est (pour moi) un défi, une grande aspiration, une grande expiration, le ventre noué, est-ce-que je vais y arriver, est-ce-qu’on va me prendre en compte ? Les Russes, avec leur visage fermé et sans expression la plupart du temps (même si beaucoup d’entre eux se révèlent très gentils !), ne nous aident pas beaucoup à avoir confiance en nous … Et à chaque fois, je me prépare, je regarde les mots clés sur un dictionnaire, le verbe à employer, etc … et à chaque fois, même si j’arrive à sortir une phrase plus ou moins intelligible, c’est le grand vide lorsque mon interlocuteur me répond … regard gêné, je le fais répéter, j’essaye de capter un ou deux mots, mais la phrase ne fait presque jamais sens. Souvent, quand ça devient compliqué, on laisse tomber, on se contente de l’essentiel.

Avec les outils modernes de communication, on arrive quand même à se débrouiller, mais ça prend du temps, on n’est jamais sûrs, on les fait parler dans le téléphone qui traduit, plus ou moins bien, ses ou nos propos. Sinon, on aligne des mots, au petit bonheur la chance, en espérant que ça ait du sens, et qu’on ne se retrouve pas dans ces situations cocasses qu’on connaît tous, à dire une insulte ou quelque chose de salace … ça m’est quand même arrivé une fois où je voulais dire « l’odeur de diesel me donne mal à la tête » et où le chauffeur (du bateau) a pensé que je lui disais qu’il sentait l’alcool et que ça me rendait malade ! Il a été un p’tit peu vexé je crois …

La relation, dans ce cas, perd toute sa spontanéité, son naturel. On ne se regarde pas, on dépend d’un téléphone pour se comprendre. J’ai l’impression d’être une extraterrestre, « lost in comprehension », même pas « in translation » ! Ce qui fait que c’est compliqué de rencontrer des personnes. Oh, il y en a bien qui s’accrochent un peu, mais généralement, après quelques phrases d’introduction basiques, chacun s’en retourne de son côté, avec un sourire désolé. Les rares fois où on trouve quelqu’un qui parle anglais, c’est un énorme soulagement à l’intérieur de moi !

On a beau dire, communiquer avec des gestes, même des mots, c’est possible, mais les mots sont tellement importants pour arriver à partager ses intentions et émotions ! Ne serait-ce que pour montrer aux gens qu’on s’intéresse à eux, car leur attitude prend souvent un tout autre tournant lorsqu’ils s’en rendent compte. Et dans certains pays, pour casser un peu la barrière du « bon touriste », c’est primordial.

En tout cas, vous l’aurez compris, pour moi, c’est une grosse source de stress et de frustration. Ce n’est peut-être pas pour rien que j’ai étudié les langues avant toute chose … mais j’aimerais tellement toutes les connaître ! En plus, après le russe, il y a le coréen, le japonais, le cambodgien, le vietnamien, etc …

J’ai donc cherché des moyens de rencontrer des personnes et ai commencé à contacter des personnes via HelpX. Pour ceux qui connaissent, c’est un peu comme le wooffing (du volontariat), mais pas uniquement dans des fermes. Il faut bien sûr faire attention car parfois le travail demandé est proche de l’esclavage (j’exagère à peine), donc on essayera de privilégier les séjours courts et les personnes qui sont intéressées à rencontrer et partager avant tout. On verra bien !

2 réflexions sur “Vy gavaritié paangliski ?

  1. Il est vrai que dans le voyage les paysages les contacts avec les gens du pays sont primordiaux et la langue est un véritable barrage lorsque l’on ne la maîtrise pas mais je vois que vous vous débrouillez bien et même si tout cela n’est pas toujours parfait vous réussissez à avoir des contacts avec les personnes que vous rencontrez bravo à bientôt Frédéric et Marie-Christine

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  2. Salut Sidonie,
    ce que tu me dis me rappelle beaucoup de souvenirs, avec parfois même une certaine hostilité des Russes devant l’usage de l’anglais … Bravo en tout cas pour cette belle aventure !
    bises

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