Sud Oural et suite de « crouic crouic »

English summary : On Sunday the 28th, after about 30 km of dirt road and worrying about Pam, we arrived in Tyulyuk for our first and much expected hike in Ural ! We were surprised to see so many people so far from everything, the camping seemed full and there were families all along the river. The hike was a bit long as it actually starts 5km from the village, but the carpark is only accessible with a 4WD and there are old Soviet UAZ 4WD going back and forth to carry the lazy hikers. We manage to interact with a group of psychologists and a young student who indicates us the way and explains us the rules in the park, as the guard does not speak a word of English. The path is easy to follow, they have the same red and white stripes that we use at home to mark the GR (grand sentier de randonnée). Another 5 km of rocks, birch forests and finally, we reach the rocky plateau of Mount Iremel, one of the highests of this area. Lots of people there, from toddlers to elders, who climbed the (smooth) 1000m height difference between start and arrival. The landscape is mainly composed of forest and lakes. We are happy to reach the van and enjoy a bit of sun to bathe and wash our clothes in the river. But on the next day, we are reminded that Pam is not going well – we won’t go far tonight. We stop in a tiny village where a hike starts, another good climb that ends in a rain shower, and slippery rocks all the way down. A bit down-hearted and stressed, we drive (carefully) to Tchelyabinsk where we struggle to find a garage, and we end up at an Iveco centre. Luckily, they can have the part we need for the next day. We will spend the afternoon in Gagarine park, not much to say there. We will spend all our Wednesday waiting at the garage, as the works were meant to last only a few hours, and there is nothing around that can be reached by foot. A very long, boring and stressing day, wondering what was happening and having few answers. Finally, they tell us they repaired what we asked for but another part is broken. Obviously, they don’t really want to take care of it themselves, so we’ll go to Ekaterinbourg where there is a Fiat centre …

Après une trentaine de kilomètres de piste à serrer les dents, nous débarquons à Tyulyuk dimanche 28 juillet, où nous avons la surprise de voir, après quelques rues désertes longées de petites maisons de bois décorées ou « datcha », une foule de voitures garées près d’un camping, ou du moins, ce qu’on pense être un camping. Pendant plusieurs centaines de mètres, on verra, le long de la rivière, des familles entières ayant installé leur campement, avec le barbecue, les bières, bref, toute la panoplie du bon campeur.

On démarre notre première rando depuis un mois (on l’attendait celle-là !) par 5km de route-piste sous la bruine, on se fait dépasser par les bus 4×4 qui amènent les dégonflés 😉 au début de la randonnée. Arrivés au parking, on discute avec un groupe de psychologues très sympa, dont quelques-uns parlent anglais. On continue notre route vers l’entrée du parc qui est payante. Le garde nous fait payer, et une jeune étudiante vient à notre rescousse pour nous expliquer quelques règles de sécurité et le chemin. Il suffit de suivre les marques rouge et blanche sur les arbres, comme les GR chez nous ! Elle est curieuse, comme d’autres, de savoir pourquoi des Français venus des Alpes se retrouvent à cet endroit, et nous discutons un peu du voyage. Cela fait du bien de pouvoir échanger un peu (avoir article précédent) !

Le chemin n’est pas facile, on passe une zone de gros cailloux, le temps se fait plus clément, puis, après la forêt de bouleaux, on commence à monter, dans une forêt luxuriante et pleine de fleurs. Là aussi, on est surpris de croiser de nombreuses personnes de tous les âges et de toutes les formes (au sens de forme physique), on se rend compte qu’on est sur une randonnée assez populaire. 1000 m de dénivelé quand même, mais contrairement à la Norvège, l’ascension se fait tout en douceur, et plutôt dans la longueur (5km pour monter), il y a de nombreux endroits pour se reposer.

On sort de la forêt, il reste encore 1 ou 2 km pour arriver en haut. La dernière partie consiste à escalader un pierrier, et on débouche sur un petit plateau rocheux, de là, on voit de la forêt et des lacs à perte de vue. On est en haut du Mont Iremel, à plus de 1500m d’altitude !

La descente se fait bien, on recroise des personnes vues à l’aller, notamment les psychologues, dont le seul homme nous entonne un « comment ça va ? » très mélodique dès qu’il apprend qu’on est français et qui nous fait bien rigoler ! Après cette longue rando, on se pose le long de la rivière, et on a juste le temps de profiter du rayon de soleil pour se laver et faire une lessive, avant que la pluie arrive.

Le lendemain, Pam nous inquiète et on n’ira pas très loin. On trouve un endroit dans un petit village où les habitants sont plutôt curieux et sympathiques, mais avec qui nous ne pourrons échanger que quelques mots. On a repéré ce coin car il est proche de la route mais il y a un chemin de randonnée vers des crêtes, on partira sans vraiment regarder la météo (pas de réception) et on se prendra une grosse rincée juste en arrivant en haut ! La descente sur les cailloux est périlleuse.

On met le cap sur le garage le plus proche, et après avoir suivi Google Maps pour un endroit qui n’était pas un garage, on nous envoie vers un autre garage qui s’avère être un parking surveillé, mais le gardien appelle un ami qui, lui, est garagiste. Après un examen rapide, il nous dit que le roulement avant gauche de Pam est très abîmé, qu’il faut le changer mais qu’il n’a pas la pièce. Il nous conseille d’aller au centre Iveco de Tchelyabinsk, à 2h de route de là. On n’est pas rassurés, mais on y va doucement, essayant d’éviter les nids-de-poule. Ils ne réparent que des camions, mais acceptent de commander notre pièce pour le lendemain. On trouve un parking gratuit près du parc Gagarine, dans lequel on se balade. Il y a du monde, mais moins au parc d’attractions qui est au milieu, et dont les manèges semblent tourner pour une, deux, ou une poignée de personnes. Etrange …

Je vous épargne le récit de la longue journée du mercredi passée au centre Iveco, où nous avons essentiellement attendu, et contemplé et analysé les visages fermés et regards fuyants des employés, sûrement gênés de notre présence, et l’attitude du patron à qui on avait l’impression (peut-être réelle, d’ailleurs !) de faire perdre son temps et son argent … On a quand même été gracieusement invités à manger dans la cantine du personnel, accompagnés par le patron en personne qui nous a fait passer devant tout le monde (on était très gênés) et nous a commandé des plats sans nous demander notre avis (consulter le menu en russe nous aurait pris sûrement trop de temps !). Le secrétaire, probablement embarrassé, nous a aussi offert plein de barres chocolatées sorties de ses poches. Finalement, vers 17h, ils nous disent qu’ils ont changé le roulement, mais que le moyeu est abîmé, ainsi qu’un cardan, il faudra changer cela dans une plus grande ville. On s’acquitte de la note (heureusement, on s’était mis d’accord au début, car on a senti que le patron aurait aimé nous faire payer plus …) et on reprend la route. Pam semble aller bien. On essaye de rester sur les bonnes routes, et on passera la nuit près d’un lac. Mais pas de baignade, ni de lessive, car il y a dans ce coin-là, apparemment, une centrale nucléaire qui a eu « des soucis » … on va essayer de ne pas devenir fluorescents d’ici le lendemain !

Donc à ce jour, jeudi 1er août, nous nous dirigeons vers Ekaterinburg, où nous espérons trouver de quoi remettre Pam en état ! Le bruit inquiétant est revenu, et on croise les doigts très fort pour la suite. Comme vous pouvez l’imaginer, nous sommes un peu tendus, et les aller-retour entre les villes et les garages n’arrangent pas notre moral. Nous aimerions profiter de ce que la plus ancienne chaîne de montagnes de l’Europe a à offrir … Mais nous devons nous occuper de notre Pam, qui est notre maison et notre moyen de transport, en dépit de notre désir de découverte !

5 réflexions sur “Sud Oural et suite de « crouic crouic »

  1. Je souhaite un prompt rétablissement à Pam pour que vous puissiez continuez à nous envoyer le récit de vos aventures gros bisous Fred et Marie-Christine

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  2. Bisous, plein de bisous…on espère que Pam se rétablit…en ce moment Amandine et les boys st ds l avion de retour…Calla est en super forme et fait bien sûr des choses extraordinaires..comme tendre ses petits bras vers sa mamy…on va profiter des dernièrs jours à Montréal…
    On pense très fort à vous…on attend les nouvelles avec impatience..
    Mum

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