Ulaanbaatar et retour vers le froid

English summary : nothing really outstanding on the way to Ulaanbaatar (UB), except maybe, the 2 marvelled motorbikers who took photos of Sylvain when he took out his paraglider on a windy hill. It is much colder up here as well. We booked a hostel for the weekend in UB, the same as our Dutch friends who came earlier. We basically spent the weekend having coffee, pastries, good beers and restaurants in the city 😊(plus a kinda disappointing dinosaurs museum). In the meantime, we left Pam to the good care of Justin, an American who lived his whole life in Asian countries. His family opened an orphanage 13 years ago and, after the first kids grew up, he stayed there with his sister and family. He came with us to find new tyres, reassured us on the fact that we could make it to Irkutsk (it is very hard to find spare parts in Mongolia), and checked-up Pam. We spent our last night in his garden, having dinner with the whole family and another Dutch couple who spent 2,5 months there, making over their van thanks to Justin’s multiple skills. Time for us to leave Mongolia and head back to Russia ! We reached Altanbulag on Wednesday, Oct 9th, after another 200km of dirt road (8,5 hours). No problem on the Mongolian side (we just followed the people there, and the customs officers spoke decent English), but we waited about 3 hours to start on the Russian side. There, we had to open all our drawers and became aware that Tramadol is not allowed in Russia. It took us 6 more hours of waiting, filling out papers, watching the officers come and go, take photos of our medical box in all kinds of poses, until, at 2:30am, we were set free. We hadn’t imagined it could happen to us, especially since we never use this medicine… So we are now back on the (icy) Russian roads, making our way to Irkutsk and the Baikal lake !

Jeudi 4 / Vendredi 5

Depuis le Gobi, nous remontons vers UlaanBaatar, 550km au nord. Nos passagers sont plus pressés que nous et prennent le bus, nous nous retrouvons tous les deux ! Après quelques emplettes, nous prenons la route, qui est en asphalte (wouhou), mais qui est parfois très bonne, et la plupart du temps minée de nids de poule., il faut faire attention. Je sors mon parapente dans l’après-midi : pas de montagne à l’horizon, mais une petite colline, et du vent ! Deux heures qui permettent de continuer l’apprentissage du maniement de la voile au sol. Je me fais parfois balader par des rafales, j’arrive à faire des sauts-vols de quelques mètres et m’amuse comme un petit fou ! Un motard mongol vient à ma rencontre avec un sourire jusqu’aux oreilles : il me propose de m’accrocher à sa moto avec une espèce de ficelle de 5m de long pour que je puisse aller plus haut ! Euuu, non non, c’est gentil, mais je tiens à rester en vie ! La soirée et la nuit sont froides. Nous reprenons la route le lendemain, avec un réservoir d’eau usé bien congelé, et une Pam’ qui toussote au démarrage. Nous arrivons à UB (Ulaanbaatar) dans l’après-midi. Notre hostel est très bien situé, ce qui veut également dire qu’il faut réussir à se garer en plein centre-ville, après être passés par des rues à double-sens mais trop étroites pour que deux voitures puissent se croiser. On retrouve plus tard Anne et Ruirt pour bières et resto !

Samedi 6 / Dimanche 7 octobre

Pam’ fait quand même des bruits qui n’existaient pas avant la Mongolie, on a donc contacté un garagiste (JKMechanic) pour qu’il regarde si c’est grave et si on peut aller jusqu’Irkoutsk où il y a un garage FIAT. Il ne travaille pas le week-End mais fait une exception pour nous car nous sommes limités dans le temps et devons quitter la Mongolie jeudi au plus tard ! 1h de bouchon et de travaux de bon matin avant de rencontrer Justin, qui prend ensuite Pam’ pour la conduire sur des chemins torturés pour voir ce qu’elle raconte… et nous rassure tout de suite : pas de gros problème, faire attention à l’embrayage qui vieilli (comme notre copain Nico nous l’avait déjà dit en France…), et changer les filtres et l’huile pour la préparer au mieux pour l’hiver. Sur ces bonnes nouvelles, on vidange notre eau (il commence à faire -10°C la nuit, ça serait dommage de casser notre pompe) et on se prépare à retourner en ville. Paul, le frère de Justin, y va justement, et nous propose gentiment de nous y emmener. Petit séjour d’1h45 dans une voiture conduit par un Mongol (« il n’y a pas de règle ici sur la route de toute façon »), le poing au-dessus du klaxon en permanence pour pouvoir faire comprendre aux autres qu’il est là, ou forcer le passage, c’est sportif ! Nous profitons ensuite du week-end, à se faire de bons restaurants pour l’anniversaire de Ruirt (en retard de 15 jours) et pour deux repas d’« adieu » (un problème d’immigration empêche nos amis Néerlandais de prendre leur avion), boire de bonnes bières belges … on a plein de bonnes excuses ! On a quand même le temps d’aller visiter le musée d’histoire naturelle d’UB, qui consiste en 3 salles avec des ossements de dinosaures et fossiles, et décors type « fabriqués par des écoliers ». Heureusement, il y a quand même deux dinosaures complets (impressionnant !) et on ne peut pas se plaindre du prix non plus !

Lundi 8 octobre

Journée (P)réparation de Pam’. On retrouve Justin au « black market » pour les voitures. Il existe beaucoup de blackmarket à UB, à différents endroits en fonction de ce que vous cherchez (produits pour voitures, maison, vêtements…) : il s’agit à chaque fois d’un grand nombre de containers contenant : un marchand et un seul type de marchandise. Dans notre « rue des pneus », Justin interroge les gens pour nous trouver de bons pneus hiver, tant qu’à faire à la bonne taille ! Ici, les produits sont d’occasion, en provenance du Japon ou de Corée. Quelques stands ont également des pneus neufs chinois, ce que nous finissons par prendre. De retour au garage, Justin fait la vidange, change les filtres, retord notre plaque de protection, change l’évacuation de notre chauffage… Ça prend une bonne partie de l’après-midi et nous décidons d’accepter l’invitation de Justin et de rester là pour la nuit.

Quelques mots sur le garage en question : il s’agit en fait d’un orphelinat dont s’occupaient les parents de Justin il y a 13 ans. Il n’y a plus d’enfants à présent (hormis ceux de Justin), ni les parents, mais Justin et sa sœur Jessica sont restés avec leurs frères et sœurs (enfants adoptés par leurs parents ?). La vie n’a pas l’air facile, et le travail ne pleut pas, mais il semble que les camping-caristes soient venus en nombre cet été pour des réparations après qu’un premier français ait découvert l’endroit, et les qualités de Justin en juillet. Nous passerons la soirée en compagnie de Jessica et 8 ou 9 de ses frères et sœurs, et d’un couple Néerlandais (décidément !) qui travaille sur son camion depuis 2 mois et demi. Au programme : changement de leur moteur, transformation de leur van en 4×4, et réfection de l’électricité et de l’eau dans leur van, quel boulot !

Mardi 8 / Mercredi 9

Nous reprenons la route vers le nord. Ce qu’on pensait être 400km de bonne route est en fait à moitié de la piste à cause de travaux. Nous roulons beaucoup (200km de piste en 8h30, on augmente notre moyenne), et arrivons à la dernière grande ville, Darkhan. Nous voulons améliorer notre isolation pour le froid qui s’installe, et notamment recouvrir notre joli parquet gelé par une peau de mouton chaude et douce. Nous ne la trouverons pas dans les différents marchés et achetons finalement de l’isolant en laine prévu pour les yourtes. Ça marche très bien, mais avec le recul, ça sent très légèrement le mouton dans le camion maintenant, et le tapis perd ses poils… C’est un peu comme voyager avec un mouton quoi…

Nous arrivons à la frontière mercredi 9 vers 15h30. On ne comprend pas tout côté mongol (aucun panneau, aucune explication) mais après être entré par deux portes « cachées », nous avons à priori nos tampons de sortie, en 1h15, ce qui est tout à fait honorable. On reste cependant coincé, car le rythme est beaucoup plus lent à la frontière russe. La nuit tombe, et nous commençons finalement les démarches russes vers 20h. Passeport ok, Visa ok, papiers du véhicule ok, la fouille du véhicule se passe bien… et là, catastrophe, ils nous demandent : avez-vous des médicaments ? Et nous : « euuuu, oui ». Ils découvrent dans notre boîte à médicaments (qui ne nous a jamais servi parce qu’on ne sait pas vraiment à quoi ça sert et puis quand même on n’est pas si malade donc on ne va pas prendre des médicaments tout de suite) une boîte de Tramadol. Un second maître-chien arrive, ainsi que 3 autres personnes, plus ou moins chefs. Regroupement derrière le camion. Puis nouvelle fouille filmée. Difficile d’avoir des informations, on attend. On nous dit que ce n’est pas bien de faire entrer un médicament interdit sans le déclarer (oups, ça avait bien marché il y a 3 mois). On leur donne notre ordonnance (merci Claude !), mais c’est en français… et écrit par un docteur, donc pas facile 😊. Et on attend. Vers 22h30, une nouvelle personne arrive, parlant français : vous devez donner les médicaments à la police et ils vous donneront un papier – ok, donc on peut partir ? – non non – comment fait-on alors ? – la police va venir – mais vous êtes la douane, vous ne pouvez pas prendre les médicaments vous ? – non, la police sera là dans une heure, ou deux… Heureusement, il y a un hall chauffé où nous pouvons attendre. A minuit, on revient nous voir : finalement, il nous faut une traduction officielle (= avec un tampon) de l’ordonnance en russe… Mais comment on va avoir ça nous ? On appelle l’ambassade, qui est fermée, puis leur numéro d’urgence, puis nos amis de l’alliance française… puis on se rabat sur la France où, grâce au décalage horaire, quelques bureaux sont encore ouverts. On appelle un traducteur qui nous envoie la traduction par mail 30 minutes plus tard (et 40 euros) puis… nous attendons. Nous sommes en compagnie d’un Mongol qui a l’air d’avoir un peu trop de bonnets en laine, et de deux autres Mongols qui ont un peu trop de liquide sur eux… Je raccourcis la fin, mais nous finissons par signer 10 papiers, sur lesquels apparaissent notamment une bonne quinzaine de photos de la boîte de médicament (elle est rouge avec des cœurs) vide, pleine, avec un chien dedans, dans le camion, dans un placard du camion, dans un bureau… Et à 2h30, c’est la libération, nous pouvons entre en Russie, et avec nos médicaments, youhou ! On s’est promis de les jeter (ou les sniffer pour essayer) avant la prochaine frontière.

Jeudi 10 / Vendredi 11

Réveillé sous la neige, nous poursuivons notre route (parfois verglacée) vers Irkoutsk. Nous reprenons nos habitudes dans ce pays où nous pouvons baragouiner quelques mots dans la langue et nous faire comprendre, mais où quasiment personne ne parle anglais. Les paysages sont magnifiques, on retrouve les forêts de bouleaux, les lacs et les rivières qui manquaient au sud de la Mongolie. On atteint le lac Baïkal, puis on le longe dans les lumières de fin du jour. Il neige.

Une réflexion sur “Ulaanbaatar et retour vers le froid

  1. Encore merci pour votre « journal de bord » toujours aussi intéressant et dépaysant ! Il est vrai que l’hiver sibérien peut arriver assez brusquement et qu’il est rigoureux. J’espère que vous allez solutionner les problèmes techniques de Pam, et que vous atteindrez le Pacifique dans de bonnes conditions. Encore une fois « bonne route » et plein de bises. Christine

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