La vie d’aquafarmer – épisode 2

English summary : On our second week in Kumihama bay, we started to work with the cockles. They grow in carbon sand in boxes weighing 20kg when they are hung to the platforms, but after only 2 months they weighed almost 40 ! So it was another tough week, though the weather was luckily very good (even
though it rained and we all slipped into the Walter, except Atsushi of course). We had to swap all the boxes (100-120 per platform) into clean ones and put the latter back into the water. In 4 days, we managed to finish 2 platforms, and we were 4, a new volunteer, Gavin from Macao, had joined us. We extended our stay to the 25th, and, although Xmas is not such a bit deal in Japan, we organised a little Xmas party with Atsushi and his family, along with a Philippino family who was staying in the guesthouse. A nice way to end our stay with this very welcoming family and also our journey in Japan. On the 27th, we took a ferry from Fukuoka to land in Busan, South Korea.

Nous décidons de rester chez Atsushi jusqu’au 25 décembre. Vendredi 20, un nouveau volontaire vient nous prêter main forte : Gavin, 22 ans, de Macao, étudiant en « arts culinaires », en vacances au Japon. Il a vécu 4 ans en Nouvelle-Zélande et s’exprime donc dans un anglais parfait ! Comme pour nous avec Gaël, on l’introduit aux us et coutumes de la maison. Notre première impression : il a l’air d’être sérieux, consciencieux et facile à vivre. On partage d’emblée nos repas et soirées avec lui. Il arrive au bon moment puisqu’Atsushi a décidé de s’occuper des coques, qui grandissent dans des boîtes, sur les plateformes. Il faut les changer régulièrement, car beaucoup de petits organismes s’accrochent aux boîtes, les salissent et les alourdissent (propres, elles pèsent déjà bien 20 kg). Ce sera notre boulot des prochains jours ! Autant dire qu’Atsushi est content qu’on ait décidé de rester quelques jours de plus (pour finir des démarches administratives pour la suite du voyage) !

Mais avant ça, on passe une dernière journée à s’occuper des « guests » de la maison d’hôtes : ménage, service du repas gargantuesque qui s’éternise toujours un peu trop à notre goût (et celui d’Atsushi, il préfère décidément être dehors avec ses fruits de mer …) et les incompréhensions usuelles (elles ont essayé de mimer « des pickles » et j’ai compris « une louche », Gavin à la rescousse a finalement utilisé Google Trad …), puis re-ménage … et photo tous ensemble à la fin (apparemment, le fait qu’il y ait beaucoup de volontaires internationaux donne un côté « exotique » à la maison d’hôtes).

Les coques, c’est un boulot fatigant et qui requiert des muscles ! Il faut sortir les caisses de l’eau, qui font 30/40kg après 2 mois dans l’eau, les détacher, enlever l’élastique et le filet qui retiennent et protègent les coques, puis les transvaser dans de nouvelles caisses. Il faut bien s’organiser et préparer les différents éléments au bon endroit en réfléchissant aux différents postes de travail. Une personne sort les caisses et les prépare, une seconde transvase le contenu dans une caisse propre avec l’aide d’une troisième qui les lave avec un jet d’eau en faisant attention à récupérer le maximum de « carbon sand ». Il faut en même temps retirer les coques mortes, et en remettre le bon nombre en veillant à bien les répartir, puis remettre un filet, un élastique, faire le bon nœud qui ne va pas faire couler la boîte au fond de l’eau, puis les remettre à l’eau. On n’était pas trop de 4, et en 4 jours, on n’a pu faire que 2 plateformes sur 4 (compter 100 à 120 boîtes par plateforme) !

Notre départ correspondait à la période de Noël ! La plupart des Japonais étant bouddhistes, on ne la fête pas trop, bien que les standards internationaux ont fait que beaucoup de familles vont au restaurant et offrent des cadeaux, mais seulement aux enfants ! En insistant un peu, j’ai réussi à réunir la famille d’Atsushi ainsi qu’une famille philippine qui louait la maison d’hôtes autour d’un « dessert de Noël » que j’avais confectionné avec l’aide de Gavin et des deux Philippines chinoises (les Philippines ont l’air d’être un pays multiculturel avec beaucoup d’origines différentes). Une soirée assez improbable, et très sympathique !

Une dernière matinée de boulot mercredi, et on finit par un pique-nique dehors au soleil, toujours avec nos bons petits plats préparés par Ayoko-san (la grand-mère). En début d’après-midi, on est prêts à partir ! Quelques échanges de cadeaux, de câlins et d’embrassades, on part de Kumihama Bay avec un pincement au cœur pour cette famille généreuse chez qui on s’est sentis comme à la maison, en plus de découvrir un autre mode de vie et une profession pas banale !

On reprend la route en direction de Fukuoka sur l’île du sud de Kyushu et prenons le bateau en direction de Busan, en Corée du sud. Nous ne connaissons rien du pays ni de la ville… surprise !

2 réflexions sur “La vie d’aquafarmer – épisode 2

  1. Encore un super reportage avec des images très parlantes sur vos activités et surtout la préparation du concombre de mer…
    Quelle surprise ce matin sur France inter la fuite de Carlos, ici ils ne parlent que de cela je suppose que chez vous c’est pareil, nous vous souhaitons de changer d’année avec joie et bonheur en dégustant un bon concombre de mer à la choucroute … bonne année

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