Une pause au Cambodge

English summary : during the 10 days shipping of Pam from Busan to Port Kelang (Malaysia), we had planned to meet Sido’s parents in Cambodia. The trip wasn’t too smooth, as it turned out our flight to Phnom Penh was cancelled, I’ll spare you the details but we ended up spending a day in Shenzhen. In the end, things weren’t so bad, but the stopovers in China are always complicated, some people are not allowed to get on their planes because of the compulsory, sometimes tricky to get, transit visa. We didn’t have trouble getting it in the end, because the company was worried they would have to send us back to South Korea so they basically did all the procedure for us ! After 10 months of being cold, it was a shock to arrive in Phnom Penh and to sweat ! For my parents too, who were leaving the winter in France. We spent 5 days in Phnom Penh, discovering its temples, palaces, and genocide museum, cycling around Silk Island and bathing in the Mekong river, and also getting the hang of this completely different world (streets crowded with vendors, canteens, stalls, crazy traffic, etc..). Then we headed for Siem Reap, where we spent 3 days in the Angkor temples (tuk-tuk and bike), which were almost not long enough to see their diversity (there is a lot to say about them and if you want more details on our impressions, please use a translator 😊 !), and also just chilling out and enjoying the family time after all these months !

Prendre l’avion ne faisait pas vraiment partie de nos projets au départ, mais nous avons dû faire des choix et celui de passer par la Chine pour aller vers l’Asie du sud-est a vite été écarté. La Chine, comme d’autres pays d’ailleurs, exige que les voyageurs arrivant avec leur propre véhicule soient accompagnés d’un guide, et même si nous avions eu des retours plutôt positifs, la traversée nord-sud en 1 mois nous paraissait trop courte … et trop chère ! C’est pour cela que nous avons mis Pam sur un bateau entre la Corée et la Malaisie, qui était la meilleure option pour nous. La traversée ne durant qu’une dizaine de jours, on ne pouvait pas trop chômer. On avait déjà décidé d’aller au Cambodge, pays natal de mon papa (devinez qui écrit …). Et on ne s’est pas vraiment posé la question de maintenir ou pas le rendez-vous qu’on s’était déjà fixé avec mes parents ! Nous avons donc passé 10 « petits » jours entre Phnom Penh et Siem Reap.

Il fallait tout d’abord arriver à destination … La question du shipping réglée, notre souci était de savoir si nous allions pouvoir effectivement prendre notre avion, car nous avions une escale en Chine. Depuis une dizaine d’années, il est obligatoire de passer par la case « immigration » dans tous les aéroports chinois. Nos amis néerlandais (avec qui nous avions voyagé en Mongolie) avaient eu la mauvaise surprise de se voir refuser l’embarquement, car leur escale était dans un aéroport où il n’y avait pas la possibilité d’obtenir un visa de transit (l’inconvénient de réserver sur un comparateur de vols), et pour le nôtre, Shenzhen, un aéroport international, nous avions trouvé des informations contradictoires.

Nous avons finalement pu prendre notre avion, après que l’hôtesse à l’enregistrement ait pris 15 fois en photo notre passeport, qu’elle l’ait envoyé à sa collègue (via son téléphone perso manifestement) à Shenzhen, parce qu’il y avait un reflet sur la photo ou que des lettres étaient un peu floues … Nous pensions avoir de la marge et en fin de compte, il fallait prendre une navette, faire la queue plusieurs fois … mais nous sommes arrivés 30 min avant l’embarquement !

Arrivés à Shenzhen à 2h30 du matin, on est accueillis par un membre de l’équipage, qui nous annonce que notre vol pour Phnom Penh a été annulé … et que le suivant est le jour même, mais à 19h ! La plaie … mais le bon côté des choses, c’est qu’il nous a accompagnés jusqu’au bureau d’immigration et que nous n’avons eu besoin de rien faire pour obtenir notre visa transit 24h ! Contrairement à d’autres personnes qui avaient l’air bien coincées dans la zone internationale …

Grâce aux bons soins des agents d’accueil de l’aéroport, nous nous sommes payés le luxe d’un hôtel (à nos frais bien sûr, le bureau de la compagnie étant fermé à cette heure-là), car comme le dit Sylvain « On n’a plus 20 ans ! », et c’est vrai que ça nous a fait beaucoup de bien !

On débarque donc dimanche 5 au soir à Phnom Penh, et là, c’est le gros choc … de température ! Culturel aussi, notamment pour Sylvain qui n’est jamais venu dans cette partie du monde. Il fait chaud, très chaud, il y a du monde de partout, du bruit, des odeurs … rien à voir avec le côté « aseptisé » du Japon par exemple, et un tout autre genre de bordel qu’en Russie ! On prend notre premier tuk-tuk, on s’imprègne de l’ambiance. Les rues sont bondées d’étalages, de cantines avec leurs tables et chaises, on zigzague entre les motos, les déchets, les voitures garées sur le trottoir … on reprend goût à négocier chaque achat, et à refuser une offre toutes les deux minutes … changement d’ambiance complet !

Le premier jour, on va faire nos visas indiens à l’ambassade, on se balade et on en profite pour se prendre une petite insolation. En fin de journée, on part à l’aéroport pour retrouver mes parents ! Cela fait 10 mois que nous ne nous sommes pas vus, et cela paraît loin, quand on pense à tout ce qu’on a fait depuis, et court, quand on se parle quand même très régulièrement sur Whatsapp et au téléphone, qu’on partage beaucoup de choses avec eux … On est très contents de les voir en tout cas 😊

Pour un premier voyage loin, ils s’adaptent super bien ! Et le décalage horaire ne les affecte pas trop. On peut être impressionné, choqué, la première fois qu’on va dans un pays « pauvre » où tous nos repères sont bousculés, mais, est-ce notre présence ou juste leur ouverture d’esprit, ils ont l’air presque comme des poissons dans l’eau !

On fait plein de trucs : visite des nombreux marchés bouillonnants, musée national avec son immense collection d’objets archéologiques et ethnographiques de l’empire khmer (9e-13e siècle), spectacle de danses traditionnelles, tour de l’île de la Soie en vélo où on peut visiter des ateliers de confection de soie et de divers articles et où on a pu se baigner dans le Mékong, musée du génocide dans une ancienne école devenue centre de torture sous les Khmers Rouges (très poignant, on a évité les célèbres « Killing fields » – les champs d’exécution …), Palais Royal et plein de bonne bouffe évidemment ! Du « marché de nuit » (qui fonctionne aussi le jour d’ailleurs) avec ses grillades de viande/poissons/crustacés et légumes qu’on met dans un petit panier en plastique et qu’on nous sert, assis par terre sur des nattes au milieu des étalages, au resto classe et « éthique »  (qui forme des jeunes cambodgiens défavorisés), en passant par d’autres plus ou moins avenants et plus ou moins bons, on a eu un bon aperçu de la gastronomie cambodgienne : riz, nouilles, soupes, viandes et poissons, pas trop épicé (il y a beaucoup de touristes !), bien assaisonné (citronnelle, lait de coco, coriandre …) …

On part vendredi 10 pour Siem Reap, en bus, ce qui nous permet de voir un peu la campagne cambodgienne. On a réservé dans un hôtel « école », Sala Baï, créé par une ONG française, qui forme chaque année 150 cambodgiens aux métiers du tourisme : service bar et restaurant, cuisine, ménage, accueil, spa … On est accueillis comme des rois par des groupes de jeunes souriants et soucieux de répondre à toutes nos attentes, ils sont touchants ! Les chambres sont grandes et luxueuses. Ici, l’ambiance est un peu apaisée et le climat moins lourd que dans la capitale. Le matin, on est réveillés par les chants bouddhistes du temple d’à côté, les chiens du refuge de l’autre côté, et les discours d’entraînement des élèves devant la réception !

On prend un pass 3 jours pour les temples d’Angkor, pour éviter de se faire une journée « lever du soleil – coucher du soleil » sans prendre le temps d’admirer ces joyaux d’architecture et d’histoire, cachés dans une immense forêt. Partout où on va, il y a des stands de nourriture, de l’artisanat (local, heureusement), des tuk-tuk et des toilettes. Heureusement, la classification du site au patrimoine mondial de l’UNESCO a évité l’installation de grands hôtels à proximité et le rasage de la forêt …

On fait 1 jour de temples en tuk-tuk avec la visite des temples principaux : Angkor Wat au lever du soleil avec les moustiques et les touristes, Angkor Thom, le fameux Bayon avec sa forêt de têtes de bouddhas, ainsi que le palais royal, la terrasse des éléphants et celle du roi lépreux. On a acheté un livre décrivant les temples et on s’est efforcés de comprendre l’histoire de chaque lieu, la signification/la symbolique des statues, mais tout cela est tellement dense que je ne pourrais tout expliquer ici. Le deuxième jour, on se motive à prendre les vélos prêtés par l’hôtel pour une bonne quarantaine de kilomètres au total. Heureusement, l’ombre des arbres et le vent nous fait supporter la chaleur. Nous visitons le côté est de l’ancienne cité, avec les temples Ta Phrom (et ses grands fromagers qui grimpent dessus jusqu’à le recouvrir), Pre Rup, en passant au retour à Ta Keo et Angkor Wat pour un coucher de soleil avec des couleurs magnifiques (malheureusement peu de photos car c’était de l’autre côté du temple, derrière les arbres).

On fait une petite pause pour passer une journée à Prek Toal, un village de 6000 âmes … qui flotte sur le lac Tonle Sap ! Une réserve ornithologique a été déclarée dans cette zone également, où l’on a pu observer des tonnes d’oiseaux : pélicans, tantales indiens, cigognes, ibis noirs, aigle à tête grise, et aussi un joli macaque sauvage ! Une journée étonnante, avec les bruits des moteurs des bateaux en fond, et un super guide, Mr Sum, francophone, qui a répondu à toutes nos questions géographiques, culturelles, historiques …

Pour notre dernier jour à Angkor, nous retrouvons notre chauffeur « attitré », Puy, pour le « grand tour » : Baray oriental, Ta Som, Preah Khan … pour pimenter un peu la visite, on s’est fait une chasse au trésor (trouver Brahma sur son oie sacrée, les éléphants qui arrosent la femme de Vishnu …), et on s’est pris la tête avec les indications du livre : « admirez ce magnifique linteau d’un monstre à trois têtes sur la face sud-est de la tour nord-est » ! On a pu expérimenter toute la paradoxalité de ces grands sites touristiques : écouter les victimes des mines anti-personnel jouer de la musique pour le confort de nos oreilles, refuser des cartes postales vendues par des enfants, regarder les touristes nourrir les singes avec de la nourriture complètement inappropriée, mais en profiter pour prendre de belles photos, s’étonner que l’on soit autorisé à déambuler dans les temples mais s’amuser à chercher les petits recoins, ne pas arriver à s’empêcher de toucher une gravure vieille de 1000 ans tout en étant conscient de la nécessité de conserver ces trésors … 

En tout cas, on ne regrette absolument pas et on a été impressionnés par la diversité de ces temples : l’un au milieu d’une forêt, l’autre au bout d’un pont bordé de soldats tenant un naga (dieu serpent, symbole de protection), les portes surmontées de bouddhas à 4 têtes, un autre au milieu d’un immense bassin-réserve d’eau, ou encore un anciennement accessible par l’eau et qui semble perché sur une montagne … On aurait presque pris le pass 7 jours si on avait eu le temps !

Vendredi 17 janvier, nous laissons mes parents se débrouiller tous seuls pour encore 10 jours, et partons pour la Malaisie, où Pam ne va pas tarder à arriver !

3 réflexions sur “Une pause au Cambodge

  1. Superbe article à nouveau ! C’est toujours aussi passionnant de vous suivre dans vos tribulations, de partager vos découvertes et vos interrogations. Bonne route pour la suite et bonne chance. Grosses bises. Christine

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  2. Un nouveau reportage passionnant …
    Merci de nous faire partager vos découvertes et nous donner des informations de terrain, c’est du beau boulot…
    Nous attendons la suite avec impatiente, bisous Fred

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  3. Est ce qu’il y a une federation de badminton au pied? Des clubs? Est-ce qu’on commence a en parler aux Jeux Olympiques? Les regles sont elles disponibles? Merci!
    Ca a l’air sympa, et vous avez pas l’air malheureux!
    Bisous

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