Welcome to the jungle

English summary : after the festivities, we visited the Batu caves, a 100m high cave with temples inside, where buddhists from all over the world gather. Then we went fireflies spotting in Kuala Selangor, where we hoped to find a beach. We ended up in a crowded market along a rocky dam, but the water didn’t really cool us down ! We then spent two days in Taman Negara national park, a jungle forest where we could finally hike. It was an adventurous hike, with leeches creeping on us, a collapsed bridge and a not-so-obvious path, ending at a stitled house where we could spot wild animals – unfortunately, we only saw fireflies. We walked back under pouring rain, found elephants footprints and were happy to be back in the village ! We even stayed in a guesthouse and enjoyed the touristy side of the place. After that, we made our way to the next national park, Cameron Highlands, stopping at a nice climbing spot on the way. Up there, we were a bit surprised by all the greenhouses (the area is famous for its strawberries and agricultural produce) and the flow of tourists ! We hiked again in the muddy and foggy forest, trying to spot wild flowers. We finished our tour of Malaysia on Penang island, with its nice beaches, flower and spices farms/gardnes and its colonial capital town, Georgetown! There we met a very nice Chinese-malaysian couple, Tony and Wendy, who were very curious about our van, and treated us to a nice chinese seafood restaurant and a dim sum place ! We are now heading to the Thai border…

Le 25 janvier, on quitte nos hôtes malayo-chinois les bras pleins de cadeaux et de nourriture. Notre première étape sera : Batu caves, ou grottes de Batu. C’est un des plus grands lieux de pèlerinage hindou, situé dans un ensemble de grottes perchées à l’intérieur d’une grande paroi rocheuse, à laquelle on accède par des escaliers peints de toutes les couleurs. C’est le jour du nouvel an chinois, tout le monde est en vacances et le site est bondé. La statue à l’entrée de 43m de haut recouverte d’or, ainsi que la salle principale, haute de 100m, nous coupent le souffle. Des fidèles du monde entier sont présents, et tous montent courageusement les 240 marches bien raides pour y accéder. Sur la montée, on croise des singes pas timides, et à l’intérieur, des poules, des coqs … La foule est un peu oppressante et on ne s’attardera pas.

Grâce à notre application iOverlander, on passe notre première nuit dans le camion, depuis 3 semaines, dans un parc à quelques kilomètres de là. Il y a une rivière plus ou moins propre (en tout cas, les gens se baignent dedans), de la verdure, des singes auxquels on commence à s’habituer, ainsi que pas mal de détritus mais ça, il va falloir s’en accommoder ! Ça aurait été presque parfait, si nos voisins n’avaient pas fait un karaoké jusqu’au petit matin ! Heureusement, le parc est grand, on a réussi à s’éloigner un peu.

Le lendemain, on met un peu de temps à émerger … on prend le temps de se poser un peu, de retrouver notre petite routine quotidienne, avant de prendre la route pour Kuala Selangor, à 1h de là sur la côte, où il est possible de voir des lucioles (kelip-kelip en malaisien). Comme on arrive un peu tôt (il faut attendre la nuit pour les voir !), on repère une plage pas trop loin, et comme ça nous arrive parfois, on tombe sur l’endroit où tout le monde se trouve ! L’eau est brûlante et peu ragoûtante, la plage n’en est pas vraiment une. On s’y met quand même, mais juste histoire de dire .. Derrière la digue de cailloux se trouve un marché en pleine activité, avec concert, petit train et tout, on se fond dans la masse en sirotant un jus de coco et d’avocat. Avant la fin du jour, on retourne au parking du parc à lucioles, qui s’est déjà bien rempli. On arrive à passer devant tout un bus de Coréens et à être dans les premiers à monter sur une barque, accompagnés de Sophie et Lawrie, un couple d’Anglais, à qui Sylvain a proposé de partager les frais, puisqu’on peut être 4 dedans. La balade n’est pas longue, une vingtaine de minutes, mais les lucioles sont au rendez-vous, et on assiste à un vrai spectacle de Noël ! Les lucioles se regroupent sur certains arbres et on les voit bien dans la pénombre. On raccompagne nos amis à une gare, car il n’y a plus de bus pour retourner à Kuala Lumpur à cette heure tardive. Une jolie rencontre !

La deuxième nuit dans le parc se passe mieux, les chanteurs sont rentrés chez eux ! On prend la route lundi 27 janvier pour le parc national Taman Negara. On retrouve le paysage qu’on avait vu en avion et qui m’avait vraiment marquée : des plantations de palmiers à perte de vue. On dirait qu’il y a peu d’espace de « vraie » nature … Pas étonnant, puisque la Malaisie comprend 5 millions d’hectares de plantations, et est le premier exportateur, deuxième producteur au monde. Apparemment, certaines plantations sont tellement grandes et emploient tellement de gens (20% de Malais seulement …) que s’y sont créés des villages entiers, avec tous les services (écoles, édifices religieux, centres de santé …). Nous décidons de ne pas faire le détour vers « Tropical Colmar » (vrai de vrai, il y a une « reproduction » de Colmar dans les montagnes malaises) et après une nuit cachés dans une plantation, on arrive le matin au parc : c’est la jungle ! Avides de retrouver un peu de nature, on laisse Pam à la maison d’hôtes où on a réservé pour le lendemain, on enfile nos chaussures, et on saute dans le petit bateau qui nous emmène de l’autre côté de la rivière, dans le parc. Il est 9h et on est déjà trempés de sueur ! Sylvain nous a dégoté une rando de 2 jours et une nuit, qu’on passera dans une cabane, à 12km de l’entrée du parc. On découvre le paysage, on ouvre grand les oreilles pour essayer d’entendre des singes, oiseaux et autres animaux. Le chemin n’est pas facile à trouver, ça monte, ça descend, et beaucoup d’arbres effondrés rendent la progression difficile. Après 11km et 6h de marche, le pont qu’on aurait dû traverser s’avère être effondré (depuis quand ?) : il faut traverser la rivière. On peste contre les gardiens du parc, qui ne nous ont pas tenus au courant. Même si c’est impressionnant, on est contents de faire trempette. En plus, au moins, dans l’eau, il n’y a pas de sangsues ! Peu après nous, on aperçoit un grand cobra royal traverser à son tour. Finalement, en fin de journée et juste quand la pluie commence à tomber, on arrive à la cabane, qui est en fait une maison surélevée en béton, avec 12 couchettes. On enlève toutes les sangsues accrochées à nos basques (littéralement) et on fait sécher nos habits. Vers 19h, deux autres randonneurs, arrivés en bateau à 1h de là, nous rejoignent. La maison est située près d’une source salée, où les animaux sont sensés venir s’abreuver, mais à part une bonne quantité de lucioles qui nous offrent un beau spectacle de lumières, avec les sons de la forêt, on n’en verra aucun. La nuit est chaude et humide, nos compagnons se lèvent régulièrement pour essayer de voir des animaux (ils repartent le lendemain en bateau), et la pluie tombe bruyamment sur le toit en tôle. Le lendemain, il pleut toujours. On décide de ne pas partir trop tard, car on ne sait pas comment sera le chemin du retour, et on espère que les ruisseaux ne seront pas trop gorgés. On a un peu de mal à trouver le chemin, mais il devient de plus en plus évident à mesure qu’on avance. On s’arrête plusieurs fois, pensant entendre des sons d’animaux, et on tombe sur des traces de pattes d’éléphant (il y en a encore 500 sauvages ici), mais la densité de la forêt ne nous permettra pas de l’apercevoir ! On est contents d’arriver, sur les coups de 14h, les chaussettes ensanglantées et les habits puants, et on se félicite d’avoir décidé de se payer une chambre, pour pouvoir se laver, se reposer, et laver nos habits ! On se balade un peu dans le village, rempli de restaurants, de guesthouses et d’agences proposant des tours (d’ailleurs certains établissements font les 3) : trek dans la jungle, visite d’1h30 dans un village Orang Asli (les aborigènes locaux, dont on a effectivement eu un bref aperçu depuis l’autre côté de la rivière pendant notre rando), tour en bateau … Ces deux jours de crapahutage nous ont suffi, et les commentaires sur ces activités ne sont pas très reluisants. Le souvenir sanglant des sangsues renforce notre décision de ne pas rester plus longtemps malgré les quelques animaux observés.

Le mercredi 30 janvier, on part donc pour Gua Musang, un petit patelin sans grand intérêt si ce n’est sa paroi d’escalade équipée, à côté d’un grand parking avec tables et chaises, ainsi qu’une petite rivière, l’endroit idéal pour nous. Cette paroi nous donne l’impression d’un immense rocher posé là, sur lequel a poussé de la végétation et que les singes s’amusent à grimper, en nous narguant. En fait, c’est toute la vallée dans laquelle se trouve le village qui est comme ça, c’est très impressionnant. On passe deux jours ici, à grimper, à se reposer, à faire quelques travaux sur Pam … avant de repartir pour un autre parc national très connu : Cameron Highlands, hauts plateaux nommés d’après l’explorateur britannique les ayant fait connaître, haut lieu touristique et centre agricole (thé, fraises, fruits et légumes). Nous nous attendions à un endroit très sauvage … et nous avons été surpris, à la fois par les paysages et par la fréquentation du lieu. Nous n’avons pas eu autant de bouchons que là, sur cette petite route de montagne. Et ses collines pourraient rivaliser avec les serres tristement connues du sud de l’Espagne. Par endroits, aucun arbre, tout a été rasé, pour laisser place à des kilomètres et des kilomètres de serres en plastique … on est loin des paysages de rêve vantés sur internet. Partout où le regard se pose, des publicités pour des visites de ferme (fraises, papillons, fleurs …), des produits du coin, des hôtels de luxe … Les fraises, tant vantées et dont des représentations énormes en plastique ornent les devantures des magasins, ont le prix de nos fraises bio, et le goût de nos fraises espagnoles …

Bon, on ne va pas faire que se plaindre et maugréer ! Les températures avoisinent les 15-20°, et ça c’est plutôt très appréciable. Et il existe tout de même un réseau de balades, ce qui nous facilite grandement la tâche et permet de voir des coins plus nature. On se gare sur le parking d’une « tea house » appartenant à l’entreprise « Cameron Valley Tea » qui cultive plusieurs milliers d’hectares de thé noir. On part pour une petite promenade dans les champs de chayotte, patate, persil et chou, et qui finit dans les fameuses plantations de thé (pour lesquelles il faut payer une entrée, bien sûr). On est quand même contents de déguster le thé noir local, qui traditionnellement mélangé à du lait, prend une couleur orange foncé, accompagné de scones et de confiture de fraises, locale bien sûr. On emprunte un deuxième chemin le lendemain, moins fréquenté celui-là, qui monte dans la forêt, et arrive jusqu’à la « Mossy Forest », une attraction à ne pas manquer. Le chemin est boueux et on est dans le brouillard, mais on est contents de prendre l’air et d’être pour ainsi dire, seuls. On se demande si la « Mossy Forest » (on n’a pas trouvé de traduction satisfaisante) sera bien différente de ce dans quoi on crapahute depuis 3h. On paye quand même l’entrée, mais, si la progression est rendue facile par un chemin de bois, et qu’on est un peu en hauteur, on ne voit pas grand-chose de différent ! On regrette d’avoir dépensé 15€ pour marcher 15min là-dedans, avec les touristes en petites sandales qui se préoccupent plus de leurs selfies que de la diversité de la flore. On retiendra la leçon ! Par contre, la fôret qu’on traverse pour redescendre est très belle : une grande quantité de mousse recouvre les arbres, et, additionnés à la brume, aux sons des animaux et aux végétaux étonnants qu’on croise, l’ambiance est vraiment particulière, sympathique et exotique.

Un peu déçus plus généralement par le lieu, (et c’est pas parce qu’on est Français et qu’on fait que se plaindre, on n’est pas les seuls à avoir eu cette impression !) on redescend dans la chaleur, vers la côte, pour rejoindre l’île de Penang. On passe la nuit sur une plage tranquille, où se retrouvent familles et groupes d’amis pour se baigner. Les stands de nourriture qu’on voit partout au bord des routes se retrouvent aussi au bord de l’eau (et tous les détritus qui vont avec). Les chats se prélassent sur le sable, et le matin, ce sont les pêcheurs qui nous tiennent compagnie. On repart le lendemain pour continuer notre visite de l’île de Penang, que le commerce des épices a rendu florissante, et peuplée de beaucoup de Chinois et d’Indiens, installés ici depuis le début du 20ème siècle. En chemin, on s’arrête dans un marché, et on est abordés par un curieux couple sino-malaisien, intéressé par notre camping-car ! On trouve cette approche un peu étrange (ils nous ont suivi jusqu’à ce qu’on s’arrête !), mais après tout, pourquoi pas ! On engage la discussion, puis ils nous invitent le soir-même au restaurant, nous conseillent des endroits à visiter … Wendy et Tony tiennent un atelier de réparation de voiture, et devant notre air interrogateur, nous assurent qu’ils ne sont pas des « bad people » ! En attendant notre rendez-vous du soir, on visite une ferme de muscade, puis on va se reposer quelques heures sur une plage non loin de là, qui est effectivement bien agréable, presque sans déchet, quasi-déserte, et avec des cocotiers dont les fruits sont accessibles ! Je peux enfin sortir mon maillot de bain sans me sentir toute nue ! Car les Malaysiens se baignent tout habillés, eh oui ! On rejoint nos nouveaux amis dans un restaurant chinois, et on se régale de crevettes frites dans une panure à l’ail et aux herbes, de tilapia grillé à la sauce aigre-douce … Leurs deux enfants sont tout excités de visiter le van .. mais les parents aussi, et nous posent plein de questions ! Les camping-cars sont très rares et ils envisagent d’en acheter un fabriqué en Chine. On les retrouve ensuite dans un autre restaurant pour le lendemain matin, un « dim sum », où on se sert de plein de petits plats à partager (beignets, légumes, pains à la vapeur, tartelettes aux œufs et au pandan, poulet grillé …). On les quitte la panse bien pleine et encore un peu surpris de cette rencontre inattendue et sympathique. On continue notre route vers le temple Kek Lok Si, un des plus grands temples chinois d’Asie du sud-est. Arrivés au pied de la colline sur laquelle il est construit, on prend un ascenseur, un buggy (genre de caddie de golf), puis un autre ascenseur pour arriver sur une esplanade au milieu de laquelle se trouve une statue de Kuan Yin, déesse de la pitié de 36m de haut, qui veille sur la ville. Les touristes sont assez nombreux, mais il y a suffisamment de hall de prières, autels, jardins, et étages de pagode pour tout le monde ! Cette petite dose d’urbanité nous a suffi pour la journée, et on se dirige vers le jardin des épices tropicales, un immense jardin regroupant des plantes endémiques et non-endémiques, que l’on trouve aujourd’hui en Malaisie. L’audio-guide est très bien fait, l’anti-moustique fourni à l’entrée, et une infusion de jour offerte. On y découvre plein de types de palmiers, de fleurs colorées, plantes ornementales et comestibles, quelques écureuils noirs géants, une terrasse des épices et une partie consacrée aux plantes venimeuses et poisons. Le soir, on se gare sur le parking d’un parc, où on aperçoit des semnopithèques obscurs, trop mignons avec leurs lunettes blanches. L’endroit aurait été parfait si des motards ne s’amusaient pas à faire la course autour du parc à 1h du matin !

Pour notre dernière journée en Malaisie avant de rejoindre la Thaïlande, on va visiter Georgetown, la capitale de l’île. Ancienne ville coloniale, elle recèle d’une diversité de bâtiments coloniaux et religieux (mosquées bien sûr, temples chinois et hindous, mais aussi églises, car des missionnaires européens ont aussi fait leur œuvre), d’art de rue, et évidemment de boutiques en tout genre. Une carte détaillée fournie par l’office de tourisme nous permet de voir tout cela sans avoir à trop réfléchir. On passe notre dernière nuit sur la route vers la frontière, au bord d’une rivière, avec les regards intrigués des locaux qui passent et le chant des coqs pour nous réveiller.

2 réflexions sur “Welcome to the jungle

  1. Comme d’habitude très beau reportage. Entendez-vous parler du coranavirus Ici, cela fait le buzz. On ne parle pratiquement que de cela aux informations. Dans l’attente de nouveaux reportages tout aussi intéressants. Je vous embrasse bien fort Fred.
    Cet après-midi Je retourne faire des photos. Au carnaval de Dunkerque á Rexpoode dans les Flandres

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