*Sea, sand and sun*

English summary : we spent two weeks in the south of Thailand, we were amazed by its natural jewels and many wild animals, a bit annoyed by the flow of tourists, and had a first insight of the country. After a quick stop at Ton Nga Chang National Park, we avoided the « red zone » (some bomb attacks occurred in the late few years) to reach Ko Muk, a small island, not yet overcrowded with tourists, with a nice cave that leads to a hidden beach in between 100m high cliffs. We also went quickly to Ko Lanta, and then to world renowned, climbing paradise, Krabi karst cliffs. Sylvain’s parents will be coming on February 22nd to Bangkok, so we still had a few days left to explore Khao Sok National Park (a turquoise lake in the middle of an evergreen forest and karst cliffs), and stop at Hua Hin for a lobster meal !

Nous arrivons donc en Thaïlande le 7 février. C’est étrange d’écrire cette date, avec le climat qu’il y a ici ! Les températures avoisinent les 35°, il fait beau la plupart du temps, on a l’impression d’être en plein été ! On voit qu’on est dans la zone frontalière avec la Malaisie : il y a beaucoup de femmes voilées, des mosquées, et des panneaux qu’on comprend à peu près (le thaï est un mélange de khmer, sanskrit et chinois, je vous laisse imaginer le résultat …). D’ailleurs, en zonant sur les forums de voyage et en demandant autour de nous, on nous conseille de ne pas trop nous attarder dans cette zone, qui est sujette à des revendications indépendantistes et, accessoirement, attentats à la bombe. On a du mal à imaginer des bombes exploser sur les collines recouvertes de forêt, mais on ne va quand même pas faire les fous. Après plusieurs heures de conduite, on s’arrête dans le parc national Ton Nga Chang, où se trouve une cascade à 7 étages. Surprise, si l’entrée est payante (200 baht, environ 6€, et 5 fois le prix des locaux), c’est parce que le parc est bien entretenu : très peu de déchets, belle route, grand parking gardé et toilettes/douches à volonté. On va se rafraîchir au pied de la cascade, c’est magnifique et l’eau est délicieusement fraîche ! On croise quelques touristes asiatiques et des locaux.

On s’apprête à sortir de la zone « rouge », en faisant un crochet par Ko Muk (ko/koh = île), conseillée par d’autres voyageurs. C’est une petite île accessible en bateau (sans voiture), soit privé, soit un ferry qui fait aussi des livraisons pour l’île (voir photo). On peut parcourir cette dernière à pied, et tout près, se trouve la « grotte d’émeraude » … On restera dans un petit hôtel (ils ne manquent pas malgré le fait que cette île soit encore relativement peu fréquentée pour la Thaïlande), dans une hutte en bambou, à 100m d’une superbe plage, d’où l’on peut louer des kayaks pour aller visiter la fameuse grotte. On nous conseille d’y aller tôt pour éviter de payer l’entrée au parc (seule la grotte y est classée) et le flot de touristes venant des îles alentour. Et effectivement, à 7h30, il y a déjà du monde, mais un seul autre courageux arrive en kayak ! Malheureusement, on n’a pas de photo de l’intérieur, mais imaginez-vous descendre du kayak, nager 5-10 min dans un boyau obscur et déboucher sur une plage, entourée de falaises verdoyantes s’élevant à plus de 100m de haut ! On n’en croyait pas nos yeux ! Sur une plage déserte plus loin, on rencontre un couple d’Australiens qui nous indiquent un sentier qui débouche sur un point de vue, chose rare dans la jungle. On décide d’y aller juste avant de repartir, puis de bivouaquer non loin de Pak Meng Beach, plutôt fréquentée par les locaux, et où on a moins l’impression de payer le prix « farang » (occidental).

Après quelques discussions pour savoir de Koh Lanta et Phuket (deux îles très connues, très touristiques, mais accessibles en voiture), quelle serait notre prochaine destination, on choisit Koh Lanta. La queue pour le ferry est impressionnante, les caissiers semblent hésiter à nous faire payer le prix « poids lourd ». L’île est plutôt grande, avec des routes très correctes (on a du mal à croire que c’est vraiment ici qu’ils ont tourné l’émission « Koh Lanta »), et on croise presque plus de touristes que de locaux, de tous âges et tous horizons, juchés sur leurs scooters ! On se dirige vers le parc national, où il y a un petit bout de jungle et une plage très ventée. Les rares bivouacs indiqués sur notre appli semblent condamnés (devenus payants ou fermés par des barrières) et on dort sur le parking du parc national. Les gardiens du parc ont l’air de se demander si on doit payer quelque chose ou pas, mais nous laissent tranquille. Un peu refroidis par le monde et le manque de coins isolés, on reste une journée de plus, à se balader sur de belles plages et visiter la « vieille ville » de Lanta, sans pousser jusqu’au village des « sea gypsies » qui, après avoir lu quelques articles à leur sujet, sont bien mieux sans nous. Certaines agences essaient non sans succès de les transformer en attraction touristique, eux qui ont déjà été sédentarisés de force et voient leur culture s’étioler petit à petit au contact du tourisme de masse. 

On remonte la côte vers Krabi, qu’on atteint le 12 février. Près de là, se trouvent bien sûr de belles plages et des îles, mais aussi un ensemble de falaises toutes équipées pour l’escalade. Les grimpeurs affluent du monde entier pour tenter de les escalader. Mais avant cela, on fait un petit tour au garage pour Pam qui fait quelques bruits déplaisants au niveau des roues avant et arrière gauche. On trouve facilement un garage qui nous donne rendez-vous le lendemain matin, après avoir confirmé le diagnostic de Sylvain : le soufflet de cardan avant gauche est abîmé, et le joint de l’amortisseur arrière doit être changé. En attendant, on visite le temple de la grotte du Tigre (selon la légende, un léopard y aurait séjourné, mais allez savoir pourquoi, c’est bien la grotte du Tigre), que le hasard a placé à 3km de là, et qui est perché sur une falaise à 300m d’altitude (il faut grimper les 1200 marches qui y mènent). Une vue imprenable sur les nombreuses collines alentour, la mer et les îles qui poussent comme des champignons à l’horizon. On récupère Pam 4-5h plus tard après avoir fait visiter le van aux garagistes et aux clients du garage, curieux de notre engin.

C’est donc le jour de la Saint Valentin qu’on prend un bateau de la plage d’Ao Nang, car les falaises de Tonsai et Railay ne sont accessibles que par bateau. Le paysage est à couper le souffle : des falaises karstiques (calcaire) de plus de 100m de haut, creusées par le temps et les intempéries, forment des toits, des colonnes et cheminées blanches, noires et oranges, et d’énormes stalactites pendent au-dessus de nos têtes ! On arrive sur Railay Beach, où des grands hôtels ont été construits, mais le nôtre se trouve plus loin : il faut traverser la plage, prendre un petit chemin dans la forêt qui débouche sur Tonsai Beach (moins fréquentée car il y a beaucoup de cailloux sur la plage), et remonter une petite rue en béton pour accéder aux logements pour petits budgets. En chemin, on passe des sites de grimpe déjà pleins, en particulier ceux qui sont à l’ombre ! Des toits et parois lisses, bien trop durs pour nous. On assiste à un déploiement de muscles, de testostérone (mais pas que, il y a aussi beaucoup de filles), tout le monde grimpe torse nu ou en maillot de bain. Comme notre niveau nous qualifie pour les parois « débutants » (ça fait un peu grincer des dents, mais on se rassure en se disant que c’est parce qu’on ne s’entraîne pas régulièrement), on passe une première demi-journée à la grotte de diamant, où il faut partager le mur avec les clients des nombreuses écoles de grimpe proposant des initiations. La paroi est bien patinée, mais les voies sont jolies, aériennes et bien équipées. Et en plus on est à l’ombre ! Ce qui n’empêche pas Sylvain d’attraper un bon coup de soleil. On se récompense avec un bon repas de Saint Valentin (c’est la première fois qu’on la fête vraiment, en fait), avec deux bonnes bières Leo, du vivaneau frais grillé au barbecue, un curry de légumes et des beignets d’ananas. Le lendemain, on grimpe 3 belles voies en 6a/6a+ sur le « mur de feu », avec des Malais, Autrichiens, et Américains, avant de repartir. Deux petits jours qui nous ont bien plu, dans ce spot mondialement connu et très (un peu trop à notre goût) fréquenté, où certains n’hésitent pas à passer plusieurs semaines, voire plusieurs mois (comme la réceptionniste de notre hôtel qui vient ici tous les hivers depuis 7 ans et grimpe tous les jours).

Notre rendez-vous avec les parents de Sylvain à Bangkok approchant, on prend la route pour Khao Sok, un lac bleu turquoise dont les bras serpentent entre les mêmes falaises karstiques, et une des plus vieilles forêts ombrophiles (= beaucoup de pluie) au monde, classés en parc national. Pour le visiter, c’est soit location de bateau à moteur à la journée, et visite en express du lac (il y a des grottes, des points de vue, des animaux à voir, et bien sûr faire trempette), soit tour organisé avec nuit sur le lac et à peu près les mêmes activités mais en prenant plus de temps, et avec la possibilité de faire un peu de kayak. Pour une fois, on choisit l’option « luxe » (nuit sur le lac), et on ne regrette pas car on aurait probablement été frustrés sinon ! On est quand même 12 sur le bateau, des Anglais, Brésiliens, Allemands et … 6 Français ! Mais tout le monde est très sympa. Notre guide, Tony, n’en fait pas trop. Même si on se sent un peu en colo, qu’il y a pas mal de groupes, les activités sont échelonnées pour qu’il n’y ait trop d’embouteillage. Le lac est vraiment beau, les falaises impressionnantes, et on apercevra un calao, des gibbons, des macaques et les trop mignons semnopithèques obscurs déjà croisés en Malaisie.

Il nous reste 3 jours pour arriver à Bangkok, et comme les routes sont bonnes, on a le temps de s’arrêter au parc national Khao Sam Roi Yot (collines aux 3000 sommets), où se trouvent de belles plages, des grottes gigantesques, dont une dans laquelle le roi Rama V a fait construire un pavillon qui reçoit la lumière du soleil, de la mangrove et le plus grand marécage de Thaïlande, où nombre d’oiseaux, poissons et serpents vivent. On rejoint les parents de Sylvain le 22 février dans la banlieue l’extérieur de Bangkok, après avoir dit « au revoir » à la mer en dégustant un bon homard dans la ville de Hua Hin !

Le « pays du sourire » porte bien son nom. Partout où l’on va, et pas uniquement dans les lieux touristiques (c’est même d’ailleurs plutôt le contraire), dès qu’on croise le regard d’un local plus d’une seconde, il/elle nous décoche un grand sourire, voire un éclat de rire (notamment en voyant notre van, une rareté ici, en plus, le volant n’est pas du bon côté) ! La politesse n’a même pas l’air exagérée.

La nourriture est délicieuse, même si les prix sont plus élevés qu’en Malaisie.

On s’étonne à chaque fois plus des différences en termes de sécurité sur la route : il n’est pas rare de voir toute une famille sur un scooter, notamment les enfants, devant, derrière, debout, sans casque bien sûr, et on en croise même souvent endormis, ou en train de jouer sur un portable, manger une glace … Les nombreux pick-up sont parfois plus grands que longs, du fait de leur cargaison qui semble pouvoir s’écrouler à n’importe quel moment …

L’afflux de touristes nous a un peu surpris, l’impact du tourisme de masse nous a fait peur (plages et lieux naturels envahis d’hôtels), même si, contrairement à la Malaisie, les nombreux joyaux de la nature ont l’air un peu mieux préservés, notamment à travers les parcs nationaux. De nombreuses initiatives sont mises en place : tri des déchets, plastique et ustensiles à usage unique interdits dans les parcs nationaux, remplissage des gourdes/bouteilles plutôt que bouteilles en plastique, etc … même si les mauvaises pratiques restent répandues, notamment envers les animaux (éléphants, singes …), les choses changent petit à petit. On vous en dira plus probablement avec la suite du voyage !

2 réflexions sur “*Sea, sand and sun*

  1. Coucou les aventuriers du bout du monde … Vos photos toujours magnifiques, je suis vraiment fan, de vos regards sur les choses ! et les paysages sont à couper le souffle. Que de souvenirs dans vos têtes, quel voyage extraordinaire vous vous offrez.

    Ici on se croirait au mois d’avril au niveau des températures … les vacances commencent pour les scolaires, 50% de la famille est en vacances cette semaine et tout le monde la semaine prochaine. Nous nous envolerons pour « the voyage » … une semaine au Maroc pour faire un treck de 5 jours dans le désert avec 3 nomades et 3/4 dromadaires. Nous sommes super content et avons hâte d’y être. Je vous ferais suivre quelques photos.

    Poursuivez bien votre périple et toujours content de vous suivre, nous avons un peu l’impression de voyager. Je vous embrasse et au plaisir de vous lire. Armelle et la tribu

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    1. Encore merci pour tous vos messages, si vivants et intéressants !
      J’ai quelques problèmes de connexion depuis quelques semaines … et attends toujours une intervention d’Orange … J’espère que cela va s’améliorer ! Bonne continuation et plein de bises Christine

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