Confinement jour 2

Un jour, une photo, une rencontre

In English below the picture

SVIETA puis PETER, THEODOR, ALOSHA

Russie, mois d’août. Vous rappelez-vous l’épisode « adaptateur de bouteille de gaz » ?

Quand nous avons débarqué à l’Alliance Française nous enquérir de notre colis, nous sommes accueillis par Svieta (en charge du programme Campus France). Quand Irina, la directrice, nous annonce qu’elle n’a pas de nouvelles de notre colis (on était surpris qu’elle ait elle-même vérifié pour nous !), tout de suite, Svieta nous prend sous son aile : où dormez-vous ? Qu’est-ce-que vous allez faire ? Un autre voyageur français est là, on lui fait un pot d’accueil demain, vous voulez venir, vous avez besoin de prendre une douche, je vous prête ma salle de bain ? Sa gentillesse et son attention nous touche beaucoup. Bien sûr, on sera là demain, et on prend tous ses conseils pour s’occuper le temps que le colis arrive. Entre les points d’intérêt, les numéros d’élèves, dont certains qu’elle a appelés devant nous, ceux qu’elle a interpellés parce que « il faut pratiquer son français dès qu’on peut », on sent qu’on ne va pas s’ennuyer !

Le lendemain donc, on retrouve le personnel et les élèves des cours de français, autour d’un goûter. Nous proposons d’aller boire un coup, et devant l’inertie propre aux groupes, Svieta, en bonne coordinatrice, nous emmène tous faire des courses et pique-niquer dans un parc. Evidemment, il y a trop à manger et à boire, et elle nous enjoint de tout ramener dans le camion !

Entre temps, on a osé demander à Svieta de nous aider à mettre en ligne sur leboncoin local, une annonce pour le cric qu’on venait d’acheter, et qui était trop petit. Juste avant de partir, Svieta, qui avait donné son numéro, nous indique qu’elle a déjà arrangé la vente, le monsieur sera devant l’Alliance Française le lendemain matin. Quelle efficacité !

On se sent à l’aise avec elle, son sourire sans faille et son engouement pour tout. Le midi, elle nous propose de manger ensemble. On rencontre son fils, Peter, ado aux cheveux longs, à l’anglais parfait. Sa personnalité un peu décalée et la maturité de ses réflexions nous plaisent tout de suite.

Comme nous n’avons toujours pas de nouvelles de notre colis, nous lui proposons de nous rejoindre sur la plage au bord du lac, tout près de chez elle, à Akadiem, non loin de là. On rencontre son deuxième fils, Theodor, petit blondinet malicieux, et on se fait un repas-goûter-apéro tous ensemble, à l’endroit où Peter voudrait faire une fête pour son anniversaire. Ils nous demandent notre avis sur le lieu, très sérieusement. En rentrant, on discute en mi-français, mi-anglais, avec cette famille un peu déjantée, mais qui irradie la joie. En quelques heures à peine, on a l’impression de faire partie de la famille.

Comme c’est le week-end et que le colis n’arrivera pas avant, on contacte tous nos nouveaux amis (Svieta et sa famille, mais aussi les étudiants rencontrés lors de l’apéro, et d’autres professeurs de l’AF) pour organiser un barbecue. Finalement, Svieta nous invite carrément à sa datcha (maison à la campagne), pour le week-end ! On n’est pas vraiment en position de refuser ! On a l’impression que c’était pas vraiment prévu pour eux, mais après tout, pourquoi pas ? On rencontre son mari, Alexeï ou Alosha, grand, brun et ténébreux, un genre d’ours, mais très très gentil. On passe une super journée à jouer à des jeux de société (Theodor joue plutôt bien pour son âge, mais Peter, plein de mauvaise foi, lui fait croire que c’est sa faute si on ne gagne pas aux jeux coopératifs !), et surtout discuter, toujours mi-anglais mi-français (seule Svieta parle français, mais pas anglais). Elle nous avoue qu’elle ne se doutait pas que son mari et son fils savaient parler aussi bien anglais ! Les sujets sont très variés, et je laisse Sylvain essayer de boire autant que les Russes … ce à quoi il n’a pas vraiment de succès ! Le lendemain, je suis d’attaque pour m’occuper du van. Alosha, un peu vaseux, m’aide à faire le plein d’eau pendant que Sylvain se remet, et que Svieta court partout, comme si la soirée de la veille n’avait aucune emprise sur elle (ce qui est peut-être vrai).

Le lundi, le colis est arrivé. Pour remercier tout le monde, on fait des crêpes en 2-2, au bord de la route … mais sans regret, quand on voit avec quel plaisir ils se jettent dessus, notamment Svieta, qui en engloutit 2 ou 3 nature, « parce qu’on va pas en laisser hein ! ».

Nous l’avons revue les jours suivants, et grâce à elle, nous avons aussi passé quelques jours très sympa en compagnie de son frère, dans l’Altaï ! Mais c’est une autre histoire …

Merci Svieta pour ta générosité sans bornes, ta bonne humeur, ton sourire, ton enthousiasme et ta spontanéité ! Cette semaine passée à Novossibirsk n’aurait pas eu la même saveur sans toi, et tous les gens que tu nous as permis de rencontrer !

Russia, in August. Do you remember our « gas bottle adaptor » episode ?

When we arrived at the Alliance Française to ask about our parcel, we met Svieta (in charge of the Campus France program). When Irina, the director, told us she had no news of it (we were surprised that she actually checked for us !), Svieta was already asking us where we would camp, what we would do, if we could come to a welcome party for a French traveller on the next day, if we needed to take a shower that we could take at her house … How nice and attentive ! We obviously said yes to everything, and left with a list of places to visit and students to speak French with, even some she just hailed while they were passing by. We knew we wouldn’t be bored while waiting for the parcel to arrive.

So on the next day, we met with everybody (students, teachers, and Matthieu who was travelling in Russia). We were thinking of proposing to have a drink, and while everybody was still thinking, she was already organising a picnic in a park, taking us shopping. In the end there was too much and, guess what, we were invited to take it all in our van !

Before that, we had dared asking her to help us selling a lifter that was too small for our car. A few hours later, she had already found a buyer, and the next morning, it was gone ! We thanked her at lunch, where we met her eldest son, Peter, a not-so-typical teenager, whose conversation seemed way too serious and mature for a 14 years old.

Still no news from the parcel. As we have a good feeling, we tell her we will be at the beach (there’s a lake next to Novosibirsk), where she joins us for a drink and a snack with her 2 sons. The youngest is Theodor, 8 years old, he seems very sweet. They ask us very seriously our opinion about the place that Peter has chosen for his birthday. We chat all the way back, half in French (with Svieta), half in English (with Peter) and our 2 words of Russian with Theodor. We are touched by their joy and the fact that in just a few hours, we really felt part of their family.

The weekend arrives and the parcel doesn’t. So we try to organise a barbecue with all our new friends. In the end, Svieta invites us to her « datcha » (countryside house) for the weekend. It seems they hadn’t really planned to go, but it was a good opportunity so we meet a few hours later after having shopped and prepared some clothes. There, we meet her husband Alexeï or Alosha, a tall, dark and mysterious man … He looks like a very, very sweet bear. We spend the day playing board games, chatting half in French, half in English, and having drinks. At that last game, we are way worse than them, but I quickly give up while Sylvain gives all he has. On the next day, I and Alosha are up early while Sylvain recovers, and Svieta is running around like nothing happened on the night before !

On Monday, the parcel has arrived. We make some crepes to thank everybody and are awarded by how fast they are eaten, especially by Svieta ! But this is not the last time we meet. She even put us in touch with her brother (and called him, and told us what he said), whom we spent a few days in the Altai region.

Thank you Svieta for your generosity, your spontaneity, your smile, your energy ! The week we spent in Novosibirsk would not have been the same without you !

Une réflexion sur “Confinement jour 2

  1. Il y a vraiment des personnes extraordinaires partout dans le monde, dommage que l’ensemble de l’humanité ne soit pas à cette l’image de cette famille formidablement sympathique…Quelle plaisir de lire vos expériences humaines. Bisous

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