Confinement jour 3

Un jour, une rencontre, une photo

In English below the picture

ADÈLE et ALEX

Lac Baïkal, octobre 2019.

Nous sommes sur l’île d’Olkhon, située en plein milieu du lac Baïkal. Depuis quelques jours, nous faisons du « volontariat » chez Sergeï, un personnage haut en couleurs ! Un peu déçus par l’ambiance peu travailleuse de la maison, on nous annonce qu’un couple de volontaires français arrive. Ils nous paraissent tout de suite sympathiques, et c’est assez naturellement qu’on va boire une bière et manger des pelmeni (raviolis farcis à la viande) dans le seul restaurant encore ouvert du village.

Adèle, française, est instit dans le privé, Alex, suisse, prof d’anglais et d’allemand. Ils ont quitté la Suisse il y a près d’un an, dans l’objectif d’arriver au lac Baïkal en faisant essentiellement du volontariat. Leur voyage touche donc presque à sa fin … Ils ont traversé l’Europe et l’Asie Centrale, et ont des tas d’anecdotes à nous raconter. Adèle a les yeux qui pétillent et un rire communicatif, et Alex un humour assez cinglant. Le courant passe bien !

Le lendemain, on a prévu une journée d’excursion. Mais dès le jour suivant, grâce à leur expérience de volontariat, on se motive tous les 4 à travailler. Sergeï nous confie la confection d’un banc pour son terrain de basket. On a à notre disposition des grandes planches de bois de plusieurs mètres de long, une perceuse, des pelles, des clous. Le terrain devant sa maison est complètement nu, la terre sèche et friable. Pas facile … on mobilise nos 4 cerveaux pour trouver une idée de plan, qui soit solide et réalisable. Après avoir creusé et tassé la terre comme on peut en une espèce de longue et haute marche, on visse les planches entre elles, qu’on plaque devant et au-dessus de notre « marche ». On remplit les trous avec des cailloux pour que la terre ne s’échappe pas par les trous laissés entre les planches. On arrive à un résultat pas si mal, même si ce n’est pas tout à fait fini. Un vrai effort collectif, dans le froid et jusqu’à la tombée de la nuit. Mais nous avons tous un sentiment d’accomplissement et la fierté de pouvoir dire « On a construit un banc ! ». Sergeï, ses garçons et les autres volontaires l’inaugurent en faisant une partie de basket dans le jour qui décline.

Nous nous quittons avec l’idée de se revoir, car, comme il leur reste un peu de temps avant de rentrer, ils ont décidé d’aller au Japon. Et un mois plus tard, à notre arrivée au pays du soleil levant, on file les retrouver dans la baie de Kumihama, où ils passent quelques semaines de volontariat chez un ostréiculteur (ceux qui suivent ce blog auront peut-être une idée de qui c’est !). On les rejoint, puis ils nous emmènent jusqu’à un joli point de vue au-dessus de la baie, et nous enchaînons sur notre premier « onsen » (bains chauds), un endroit très classe. Contrairement à nos expériences de banya en Russie, les onsen ne sont pas mixtes, et Adèle est contente d’avoir pour une fois une copine avec qui bavarder (les autres volontaires étaient tous des gars) ! On avait l’intention d’aller dans un petit restaurant ensuite, mais il est déjà trop tard pour cette petite bourgade. Leur hôte accepte de nous laisser manger avec eux, dans leur ancienne maison traditionnelle toute en bois. Une super soirée à 5 (si vous vous rappelez bien, nous voyagions avec Hadrien, un ami d’enfance de Sylvain en séjour prolongé ici), où nous avons rencontré notre futur hôte de volontariat (Atsushi-san), et eu quelques fous rires devant les sketches d’Alex décrivant ses expériences de toilettes en Asie Centrale … !

Cette fois, c’est la dernière ! Nos chemins se séparent, mais on reste en contact par les réseaux sociaux. Vous pouvez écouter toutes leurs histoires de voyages (et notamment un super portrait de Sergei) en écoutant leurs chroniques sur une radio suisse : https://www.rts.ch/play/radio/a-labordage/audio/parole-de-globe-trotters-alexandru-et-adele ?id=11091992

Baikal Lake, october 2019. We are on Olkhon island, right in the middle of the Baikal lake. We’ve been « volunteering » for a few days at Sergei’s, a very colourful person ! We haven’t really done much yet and don’t really expect to, but a couple of French volunteers is arriving. They seem nice straight away, and on the first night, we naturally have a beer and some pelmeni (Russian ravioli) at the only restaurant still open in the village. Adèle is French and a primary school teacher, and Alex is Swiss and an English and German teacher. They left home almost a year ago, crossed Europe and Central Asia to reach the Baikal lake, volunteering mainly. They have a lot of stories to tell. Adèle’s eyes are sparkling and her laugh is communicative, and Alex’s sharp humour makes us like them even more. On the next day, we went for a day trip but we actually did work from the day after. Sergei finds us something to make : a bench for his basketball field. There are long wooden planks, a drill, shovels and nails at our disposal. The « field » is actually a bare earthen space, with dry and crumbling dirt. Our 4 brains are sollicited to find a plan to make this work. After digging and packing the dirt in a long kind of step, we screw the planks together and press them against the « step ». Then we fill the holes with rocks, to prevent the dirt from seeping through the holes. The result is not bad, even though there’s still work to do. That was a real collective effort, in the cold and until dusk. But we are all very proud that we actually « made » something ! Sergei, his sons and the other volunteers inaugurate our bench with the first basketball game with spectators.

We leave the house on the next day, but with the promise that we’ll meet again. Indeed, they still have a few months before going home and have decided to go to Japan, just like us. So, about a month later, we meet them again in Kumihama Bay where they are volunteering in an oyster farm (does that ring a bell ?). They take us to the pretty viewpoint and to our first onsen (hot baths), a very classy place. Contrarily to Russian banyas, onsens are not mixed, and as there have been none girl volunteers, Adèle is happy to have, for once, a girlfriend to chat with. After that, we were meant to go to a restaurant but they were all closed, so their host accepted that we have a picnic in his old traditional wooden house. This is where we met Atsushi-san (we wrote a few articles about our volunteering there), and we had a very nice evening with them and Hadrien, Sylvain’s childhood friend whom we were travelling with at that moment. Good laughs and also very funny sketches by Alex, depicting his « round the world toilet experience » !

This time was the last time we saw them (on that trip !). We are still in touch via social networks. If you understand French, you can listen to their podcasts on a Swiss radio, clicking on the like above the picture !

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