Des tours et détours

English summary : 11-18 March. After al these kilometers, we were in for a good rest. We spent 2 days in a beach near Prachuap Khiri Kan, where we had the surprise to find another French camper, owned by Dominique and Ghislaine, both retired and on the road for 6 years! We got along and had a good time with them. However, the situation in Malysia was getting worse and we were afraid we wouldn’t be able to get in before the borders closed. There, we knew more people, we get a 90 days visa and permit for Pam, and it is easier to ship. So we decided to rush there. We met again the Molla family after the border and spent 2 days with them. They were really sought after by the numerous photographers, and especially wedding photographers there. I was lucky to celebrate my 31st birthday there, and with them 🙂 . Then, we decided to go to the East coast while they were heading to Penang. In the end, we met them again 2 days later because the government had announced the lockdown and we had to find a solution for containment. We first thought about the Cameron Highlands where temperatures are cooler, but all the campings were closing and we didn’t manage to find a satisfying place to park for 2 weeks. Thanks to the Facebook Overlanding groups, we eventually found a very nice Malaysian motorbiker, Amzah, who lent us his 2nd house for « as long as we want ». The Mollas stayed in the Cameron Highlands. So we’re starting our containment here in Batu Gajah, we have a place for Pam, water, electricity, a kitchen and even a washing machine ! We don’t know for how long yet but we’ll keep you updated!

11 mars – 18 mars

Après nos émotions, comme nous avons un peu de répit en Thaïlande, nous décidons de nous poser un peu. Nous trouvons une jolie plage près de Prachuap Khiri Kan, où nous tombons sur Dominique et Ghislaine, qui voyagent dans leur 4×4 depuis … 6 ans ! Tous deux retraités, ils ont pris leur temps (avec des retours réguliers en France) pour arriver ici, en passant par l’Iran, un bout de l’Irak, les « Stans », et ont passé 3 ans entre l’Inde et le Népal ! Ils ont tous les deux leur style, Dominique super-bricoleur, premier cultivateur de shitake bio en France, qui a traversé l’Afrique en 4 chevaux et se fout un peu de tout, et Ghislaine, anthropologue spécialiste des Philippines et plasticienne, qui cherche l’inspiration partout où elle va, notamment en « pillant » les autels abandonnés par leurs propriétaires dans des cimetières d’autels au bord de la plage. Une super rencontre, qui nous fait du bien, entre balade, chasse à la noix de coco, discussions et baignades.

Le nombre de cas augmentant en Thaïlande et en Malaisie, et la situation empirant en France (vous le savez sûrement mieux que nous), le stress nous reprend et nous décidons finalement d’aller rapidement en Malaisie, de peur que la frontière ferme. On n’a pas vraiment envie de se retrouver coincés en Thaïlande, où l’on doit renouveler notre permis pour Pam tous les mois, et où l’on a droit plus qu’à 30 jours de séjour gratuit (mais il faut trouver une frontière par laquelle on peut sortir et re-rentrer, ce qui devient de plus en plus difficile), ensuite, il faut payer 55€/mois.

Plusieurs familles françaises ont décidé de se réfugier aussi en Malaisie, en laissant leur camion en gardiennage à un contact bien connu des Overlanders en attendant un bateau ou que les prix des shippings redescendent, car ils souhaitent rentrer en France avant que cela devienne trop compliqué. Les Molla (avec qui on devait traverser le Myanmar) nous devancent de peu, ils ont décidé comme nous de souffler un peu en Malaisie puisqu’on a le droit d’y rester 3 mois. Ils nous attendent de l’autre côté de la frontière (que l’on passe sans aucun problème), au bord d’un lac un peu vaseux mais bienvenu. On s’y reposera deux jours. Cette famille fantastique nous plaît bien, et on passe des moments très agréables en leur compagnie, à discuter, jouer à des jeux de société, prendre l’apéro bien sûr (on n’est pas Français pour rien !) … Avec leur tiny house, ils attirent l’attention des nombreux locaux venant prendre des photos de mariage et pique-niquer au bord du lac. C’en est presque (enfin carrément même) intrusif. Les gens parfois ne demandent même pas l’autorisation, ou prennent les enfants en photo, les Molla se réfugient dans leur maison assaillie de photographes. On est contents dans ces moments-là de n’avoir « qu’un camion » relativement passe-partout. Et encore, il paraît qu’à certains endroits les gens rentraient dans leur camion en filmant, sans même leur adresser la parole … je n’aurais pas supporté !

En tout cas, c’est avec eux (et sans les paparazzi) qu’on fête mon 31ème anniversaire ! On les remercie grandement pour cette soirée crêpes accompagnées de champagne, pour les jolies attentions et les petits cadeaux qui m’ont énormément touchée !

Le lendemain, on a décidé de profiter un peu de la Malaisie en allant visiter ses îles, qui nous avaient échappé lors de notre premier passage. On prend la route du nord à travers les montagnes. On a un peu de mal à trouver le réseau et un coin sympa pour se poser un peu parce qu’on n’est pas pressés (pas trop loin de la route mais pas trop près non plus pour ne pas avoir le bruit des voitures, avec de l’ombre, un peu d’herbe ..). Après quelques détours, on finit par s’arrêter au pied d’une tour d’observation. Comme la route à côté est en pente, il y a vraiment beaucoup de bruit (les camions qui freinent en descendant et qui galèrent en montant). Mike, un Indien malaisien motard, s’arrête, il discute avec nous pendant un moment, nous prend en photo, nous donne des conseils visites, puis reprend sa route vers Kota Bahru, où il travaille sur une plateforme pétrolière. Deuxième repas d’anniversaire pour moi avec cette fois du vin rouge (et des pâtes) dans le vacarme des camions. Finalement, on bougera d’ici pour trouver une belle plateforme en terre un peu éloignée de la route, où des éléphants sont manifestement passés (mais cette fois encore, on fera chou blanc pour les trouver).

De retour dans la civilisation, on apprend que le gouvernement malaisien a déclaré le pays en « lockdown » à partir du 18. Les établissements publics ferment, la circulation et les déplacements restreints. Les informations ne sont pas très claires et on ne sait pas ce qui est obligatoire. Toujours en contact avec les Molla qu’on aime quand même bien, on décide de se retrouver dans les Cameron Highlands où les températures sont plus clémentes, pour un confinement imminent. Malheureusement, les rares campings sont publics et on se fait refouler par les gardes qui ferment les grilles le lendemain matin, pas moyen de discuter avec les rangers pour éventuellement y rester confinés. On se met à la recherche d’un endroit sympa, avec de l’eau et si possible de l’électricité, pour deux véhicules. Les Molla ne veulent pas être trop loin des commerces. On finit par passer la nuit sur le parking d’un restaurant (qui va lui aussi probablement fermer) où on a accès à des toilettes. On contacte tous les gens qu’on connaît en Malaisie pour trouver une solution de confinement. Finalement, un Australien résidant en Malaisie connaît quelqu’un à 80km de là qui peut nous prêter sa maison secondaire. Seul petit souci, il faut passer dans un autre Etat et donc demander un permis de passage à la police … manœuvre plutôt facile et rapide au final, on en obtient même un pour les Molla qui sont en train de pioncer.

Le lendemain matin donc, le 18, on part pour Batu Gajah, pour rencontrer notre bienfaiteur. Amzah est un motard d’une soixantaine d’années, qui parcourt le monde depuis 10 ans sur sa bécane. Cela lui paraît tout naturel de nous prêter sa maison « en plus », et on en est bien contents … Il s’excuse même de l’état de la maison, il n’y vient pas souvent, deux fois par semaine avant de se rendre sur sa plantation de palmiers. Mais pour nous, c’est parfait : un endroit pour garer Pam (au soleil, certes), de l’eau, de l’électricité, et même une chambre, une cuisine et une machine à laver ! Grand luxe !

Après l’avoir chaleureusement remercié, on fait un coup de ménage avant de s’installer. Pour nous commence une période de confinement indéterminée …

Une réflexion sur “Des tours et détours

  1. ici aussi c’est la « confination » mais ns n’vons pas à nous plaindre à par la « dévalisation » des magasins en PQ riz et pâtes… pourquoi le PQ ???
    Fred

    J'aime

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