Consommer en Thaïlande

Ceux qui me connaissent bien savent que l’alimentation et mon mode de consommation sont très importants pour moi ! Aussi, j’essayerai de rendre au mieux compte de mon expérience dans chaque pays traversé (parfois très courte, quelques semaines seulement). Tous les commentaires ci-dessous sont basés sur mon expérience et mes impressions très personnelles, sans aucune prétention d’exhaustivité ni d’exactitude ! Les précisions et informations que vous apporterez seront les bienvenues.

La Thaïlande possède une nature vraiment splendide ! Du nord au sud, de l’est à l’ouest, on s’est vraiment régalés les yeux …

La question du zéro déchet et du bio est dans l’air. Cela nous a beaucoup étonnés mais c’est sûrement, en partie, le contrecoup des dégâts du tourisme de masse, qui génère nombre de déchets (hôtels, restaurants, bars, stands de boissons et nourriture …), fait émerger un autre type de demande, et abîme grandement les paysages magnifiques de ce pays …

Production locale, production bio

La Thaïlande est un grand pays avec des montagnes, des plaines, de la jungle … de ce fait, la plupart des produits frais que l’on trouve sont locaux. L’agriculture fait vivre un grand nombre de personnes et les marchés sont nombreux, même si la Thaïlande figure quand même parmi les 10 exportateurs mondiaux de produits agricoles (riz, crevettes, poisson …) ! L’agriculture vivrière et à petite échelle est une pratique ancienne et encore répandue, même si, comme en Europe, l’agriculture mono-produit et de masse s’est développée dans les années 40-50.

L’agriculture et la production biologique existe depuis les années 80, il existe plusieurs organismes qui travaillent à améliorer les pratiques et à s’ajuster aux standards internationaux. Même si c’est surtout les produits exportés qui font l’objet de certification (les produits bio non certifiés sont vendus dans le pays), on trouve pas mal de produits labellisés dans les magasins (car il y a beaucoup d’expatriés ?). Depuis 2005, le gouvernement appuie officiellement le développement de l’agriculture biologique, qui est intégré à l’agenda national. Mais comme partout dans le monde, faire de l’agriculture « vraiment » bio est une mission quasi impossible (contamination des sols, multiplicité des labels, problématiques de formation, d’information et d’accompagnement …).

Faire ses courses

Comme partout en Asie du sud-est, les marchés et stands de bord de route sont très fréquents. On peut y acheter toutes sortes de fruits, légumes, féculents, et parfois quelques produits secs comme le riz, des conserves, du miel … Il faudrait certainement faire des recherches plus approfondies mais pour le reste (huile, sucre, produits laitiers … d’ailleurs très certainement produits localement) nous allions dans les supermarchés et supérettes.

Sortir et manger dehors

La Thaïlande fait partie de ces pays où la « streetfood » est un principe de base. On peut se nourrir exclusivement de ce que l’on trouve dans la rue (en faisant attention, et en n’étant pas trop regardant sur l’hygiène !) : brochettes, riz sauté, pad thai, toutes sortes de choses frites et même insectes grillés (surtout dans les lieux touristiques) ! Ce n’est d’ailleurs pas forcément beaucoup plus cher que d’acheter à manger et de cuisiner, si on reste loin des lieux touristiques où les prix peuvent être quasiment les mêmes qu’en France.

Attention toutefois aux déchets générés par ce mode d’alimentation : on est très souvent servis dans des barquettes, gobelets, bols à usage unique (plastique et polystyrène), sans oublier le sac, la poignéepour tenir sa boisson quand on conduit son scooter (oui oui), et les couverts qui vont avec. On peut parfois trouver des endroits, mais il faut bien chercher, où on est servis dans des verres en bambou ou des feuilles de bananiers.

Manger ce que la nature nous offre

Il n’est pas rare de tomber sur des cocotiers, papayers, manguiers, bananiers, tamariniers, jacquiers … Encore faut-il avoir le matériel pour ramasser les fruits, et les manger (une bonne machette, une échelle, ou une perche de plusieurs mètres de long surmontée d’un crochet par exemple). Il faut de plus s’assurer que l’arbre n’appartient pas à quelqu’un.

Il doit être possible de se nourrir aussi de poisson, fruits de mer et crustacés, en ayant les connaissances et le matériel idoines !

Le tri et les emballages

Plusieurs observations qui nous ont fait plaisir :

  • Dans les parcs nationaux, les emballages plastiques sont interdits. Bon, évidemment, lorsqu’on passe par un tour operator, il y a toujours quelques sacs cachés par-ci par-là. Mais ils ne sont pas jetés dans la nature …
  • Plutôt que de vendre des bouteilles d’eau, beaucoup d’endroits (lors de tours organisés ou dans les endroits fréquentés) proposent du « refill », c’est-à-dire, une fontaine à eau pour remplir ses bouteilles.
  • Comme dit plus haut, même si c’est rare, on peut trouver des pailles (métal ou bambou), gobelets, et contenants biodégradables (feuilles de bananier) ou réutilisables. On peut aussi se les fabriquer évidemment !
  • La valeur sûre, c’est la noix de coco : on la mange directement dans sa coque ! (ne pas oublier de prendre sa paille)

Les points noirs :

  • Comme dit plus haut, stands de nourriture et marchés sont légion en Thaïlande. Entre les sauces currys emballées dans des petits sacs en plastique (on se demande toujours quand le sac va se rompre …), les morceaux de fruits avec cure-dent et sac, parfois doublé, les barquettes en plastique ou en polystyrène, les gobelets en plastique avec le couvercle et la paille dès qu’on a une petite soif (et vu les températures, ça arrive plusieurs fois par jour) … l’usage unique est encore très largement répandu et les produits sont souvent pré-emballés à l’avance. En revanche, nous avons trouvé que globalement, les commerçants ne rechignent pas à ce qu’on utilise nos propres contenants, mis à part les boissons car elles n’ont pas toujours la même contenance. Il faut simplement être rapide, et arriver à se faire comprendre … Un article intéressant sur le « zéro déchet » et les problématiques sociétales liées : www/khaosodenglish.com/2019/07/25/the-sabai-sabai-way-to-go-zero-waste-in-thailand/amp/
  • Nous avons été assez horrifiés de voir des décharges sauvages un peu partout, et paradoxalement souvent dans des coins très touristiques (là où les initiatives zéro déchet sont aussi les plus importantes), dans une arrière-cour, ou même un jardin à l’arrière d’un restaurant, bien à l’abri des regards.

Infos tirées de sources web :

  • Le Ministre de l’Environnement, Varawut Silpa-archa, est un ardent défenseur du zéro déchet. Après une interdiction des sacs plastiques dans les commerces (chose que nous n’avons pas du tout constaté effectif là où nous sommes allés), il prévoit d’interdire aussi les pailles, gobelets en plastique et barquettes en polystyrène. Même s’il fait face à la critique, notamment sur les alternatives proposées et la (ré)adaptation que ce virage demande, il semble
  • déterminé à persévérer, en appelant notamment ces concitoyens à faire des efforts (j’ai bien aimé ses propos dans l’article : www.bankgokpost.com/life/social-and/lifestyle/1859289/toward-zero-waste)
  • « Zero waste » shops (produits cosmétiques mais aussi alimentation), Ecoschools et autres initiatives voient le jour à travers tout le pays. La Thaïlande surfe sur la vague du zéro déchet, une tendance appelée « Sabai sabai ».

Les produits qui nous ont marqués

  • Pad thai : des nouilles sautées à l’œuf, des cacahuètes pilées, des crevettes/du tofu/du poulet/du porc, des oignons frais, des pousses de soja et quelques légumes, le tout arrosé de jus de citron vert … et bien sûr, bien épicé !
  • Tom yam : une soupe pimentée et aigre, parfumée grâce à la citronnelle, les feuilles de combava ou de citron, de la coriandre, des crevettes et des légumes, accompagnée de riz blanc.
  • Les herbes et épices : basilic thaï, coriandre, feuilles de citron et de combava, curry de toutes les couleurs … la cuisine thaïe est bien relevée et très parfumée ! J’ai plusieurs fois acheté des feuilles ou des noix dans les marchés qui étaient très goûteux, mais je serais incapable de vous retrouver leur nom !
  • Insectes grillés : plutôt pour titiller la curiosité des touristes, on en a trouvé à Bangkok et à Ayutthaya. Sauterelles, criquets, vers ou encore scorpions.
  • Les jus de fruits frais : pastèque, mangue, ananas, citron, fruit de la passion … un vrai délice ! Le shake (glace pilée), smoothie (au lait), juice (jus + cubes de glace) … attention, souvent, du sirop de sucre de canne est ajouté !
  • Le curry. Petit QCM : vert, rouge ou jaune ? Fruits de mer, porc, poulet, végétarien ? Riz blanc, riz gluant ?

La cuisine thaïe est extrêmement riche, la liste serait trop longue : un article parmi tant d’autres (http://couteaux-et-tirebouchons.com/cuisine-thailandaise-recettes-thailandaises-thai-traditionnelle/) pour en savoir plus !

Une réflexion sur “Consommer en Thaïlande

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